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Billet d’humeur de Gérard Bardon

Fleurs de mai

Joli mois de mai tu es revenu apportant le soleil, les fleurs et les parfums… Bon tout n’est pas aussi bucolique dans notre pays, tous ces petits bonheurs simples sont quelque peu gâchés par des grèves répétitives, des blocages, des manifs, des interdits, des faux problèmes… comme nous en avons la mauvaise habitude.
En ce mois de commémoration, le site de l’hebdo l’Obs, vous voyez que je ne suis pas sectaire, encore que… ce site de gauche donc a pris l’initiative de republier un poème du réalisateur communiste, un peu barré, Pier Paolo Pasolini (Théorème, Salo ou les 120 journées de Sodome, Le Decameron, etc.), publié initialement dans les colonnes du magazine italien « L’Espresso ». Poème qui jette un regard acide et dérangeant sur les barricadiers fils de bourgeois de mai 68 : « Lorsque hier, vous vous êtes battus avec des policiers, moi je sympathisais avec les policiers. Car les policiers sont fils de pauvres… Les garçons policiers que vous, par pur vandalisme de fils à papa, avez tabassés, appartiennent à l’autre classe sociale… » A copier 100 fois par les hurluberlus de Tolbiac, de Toulouse et de Montpellier.
Les cheminots CGT et Sud, riches syndicats préhistoriques momifiés, ont lancé, ces jours derniers, des opérations de péages autoroutiers gratuits pour expliquer leur mouvement. Ce n’est pas plutôt l’accès aux trains qui aurait dû être offert ? Ras-le-bol de ces prises d’otages qui coûtent très cher à la société, à l’économie, par une minorité qui monopolise l’attention médiatique et dévoie l’utilité d’une grève à bon escient.
Des étudiants, encore que…, l’UNEF, autre syndicat préhistorique momifié, essait tant bien que mal de rééditer Mai 1968, mais est-ce dans les vieux pots syndicaux d’un autre âge qu’on fait la meilleure bouillie ? Le souffle n’y est pas, du moins pour l’instant. Les zadistes de l’université bien que peu nombreux dévastent, vandalisent, saccagent… et empêchent la majorité de travailler. Dégâts s’élevant à plus d’un million d’euros à répartir dans les seuls 40 % des foyers qui paient l’impôt. Cela n’a pas empêché certains leaders syndicaux et leaders d’extrême gauche d’aller les soutenir. Pas grand chose de nouveau dans leurs élucubrations d’enfants gâtés. Par contre, ce qui aurait dû soulever l’indignation médiatique, c’est la programmation de réunions « non mixtes » où seuls les « racisés » étaient autorisés à participer. Cela ne semble déranger personne qu’en France on sélectionne (tiens, tiens…) à l’entrée d’une salle selon le critère de la couleur de peau. Cela ne s’appelle-t-il pas du racisme ???
Les rééditions des grèves et des manifs de 68 et de 95 ne sont, semble-t-il, pas du niveau de leurs aînées. Attention, ce qui ne signifie nullement que tout va bien dans notre pays, loin s’en faut. Mais ne pourrait-on pas trouver d’autres solutions que ces ringards blocages, grèves, manifestations pour calmer les angoisses de nos concitoyens confrontés aux changements provoqués par la mondialisation et les avancées technologiques pas toujours favorables au plus grand nombre ?
Les chaînes d’info en continu, suite aux récentes violences, se sont de suite posées la question : « est-ce la faute au gouvernement », après une timide et rapide désapprobation contre cette barbarie. On les appelle des « casseurs » alors que ce ne sont que des voyous, des barbares. « Sans doute des bandes d’extrême droite a twitté Jean-Luc Mélenchon » le 1er mai dans la soirée. Une sortie bien curieuse, les Black Blocks, habillés de vêtements sombres et le visage couvert, sont plutôt classés à l’extrême gauche. Il s’en est excusé, penaud… Crotte, zut, flute, d’extrême droite on aurait pu hurler fort, d’extrême gauche on va être obligé de minimiser, d’expliquer, de chercher des raisons dans le malaise social. L’inénarrable Poutou a considéré, lui, cette « violence comme normale ». Soyons sérieux, ces décérébrés n’ont aucune culture politique, des fils à papa, comme dirait Pasolini, qui peuvent se permettre pour seule occupation de s’amuser, de hurler, de détruire. Une centaine de ces abrutis a été placé en garde à vue dont une quinzaine de mineurs. Les parents vont-ils être mis à contribution pour rembourser les dégâts. On peut toujours rêver.
Liberté, égalité… « adelphité » : Le Haut conseil à l’Égalité femmes-hommes veut une Constitution inclusive avec l’idée de réécrire notre devise en remplaçant « fraternité » par « adelphité » Je n’ai trouvé aucune définition pour ce mot dans un dictionnaire. Sur Google, dans les premiers résultats de ma recherche, un semblant de définition, je vous la livre : Adelphe, adelphie : « mots tirés du grec signifiant union… frère. Zut ». Raté !… Cette expression s’applique principalement aux filets des étamines lorsqu’ils sont réunis en faisceaux (www.cnrtl.fr/definition/adelphe). Par contre dans le Larousse, couillonnade : « Bêtise, sottise, foutaise… »
Gérard Bardon

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