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Cauet a enfin grandi et fête sa croissance artistique au théâtre Monsabré

L’homme de radio et de télévision, à la voix bien connue chaque soir sur les ondes de NRJ, sera sur les planches blésoises samedi 20 mai pour un autre exercice. Il raconte avant le jour J. Morceaux choisis.

Avant d’avoir un artiste au bout du fil, il faut passer par des intermédiaires, souvent des attaché(e)s de presse ou des proches de la personnalité visée. Ici, notre contact, ce fut Jeff. Sensation bizarre car ce prénom sonne familièrement à nos oreilles. C’est bien le « Jeff » de la méthode Cauet sur TF1 dans les années 2000 ? Fort sympathique au passage. Puis on entend parler de Mika (pas le chanteur qui « take it easy » ; par contre, l’un des assistants personnels de Cauet), de Loris aussi. Les auditeurs d’NRJ savent là encore également de qui il s’agit. L’entretien s’organise et après un premier rendez-vous téléphonique manqué, tenaces, nous retentons notre chance le lendemain. Bonne pêche. « Bonjour, comment ça va ? » C’est Cauet dans le combiné. À nouveau, drôle de sentiment en échangeant avec celui qui a distrait  via le petit écran notre vie étudiante le temps de quelques soirées télévisées. L’interview débute, la réception est parfois légèrement entrecoupée, un air venteux en fond sonore, le quadra se trouvant sur un bateau à la Réunion pour NRJ, deux heures de décalage dans les voiles. « Que se passe-t-il ? » questionnons-nous à un moment de silence. « Nous rentrons au port et je me suis pris un cordage ! » Nous poursuivons une fois Sébastien Cauet stabilisé et dépêtré. Alors, ce nouveau one-man show qui s’arrêtera par Blois en mai, de quoi parle-t-il ? Évidemment, l’intéressé nous confie que c’est « un spectacle très drôle qui vous retourne en dix minutes ! » Il poursuit. « J’aborde des sujets différents de ceux de mon précédent show. La masturbation par exemple. Ou « 50 nuances de Grey » ; ça, ça parle beaucoup aux femmes ! J’évoque des sujets plus graves comme le suicide, mais toujours avec le sourire. Nous avons tous un jour eu un éclair pendant lequel nous avons eu envie de tout envoyer balader ; heureusement, on ne saute pas le pas. Ces thèmes touchent finalement tout le monde. Et on peut se dire que comme je travaille pour NRJ… Non, ce spectacle s’adresse vraiment à tous les publics et les âges.» Nous avons déjà lu certaines de ces phrases dans d’autres médias. Par conséquent, nous insistons. D’accord, mais encore ? «Je ne vais pas tout dévoiler, il faut venir à Blois ! En fait, je me moque de beaucoup de choses et surtout de moi ! Je parle de Cauet qui a grandi car dans ce deuxième one-man, je me sens meilleur, je veux dire que j’ai évolué en tant qu’artiste. Mon spectacle s’ouvre d’ailleurs avec un petit garçon de dix ans qui appelle une radio dans les années 80. Il aimerait être connu et la voix lui répond qu’il n’y arrivera jamais. Est-ce moi ? Oui, je l’ai fait enfant mais on ne m’a jamais dit par contre que je n’y parviendrai pas à l’époque (rires) ! À la fin, je suis à la radio et le petit garçon revient … Venez donc le 20 mai, je vous invite !» Nous nous déplacerons bien entendu et en attendant, une autre interrogation nous brûle les lèvres. Ce passage peut sembler mauvaise langue mais nous devons demander : « votre voix est connue, votre nom est très médiatique. Pourquoi passer dans une petite salle comme le théâtre Monsabré ? L’humour, ça ne marche pas ? » Derrière le combiné, un bref blanc et puis, Cauet répond sans sourciller ni pâlir. « Pouvez-vous me citer un seul comique qui aujourd’hui remplit un stade ? Moi, vous savez, je n’ai pas de problème d’égo, je ne suis pas dans une compétition. Je peux très bien faire une salle de 2.500-3.000 personnes puis un théâtre de 200 places et vice versa. Je teste même souvent mes sketches au Paname, une petite salle parisienne de 70 sièges. Je n’ai pas de souci avec les chiffres ; j’aime bien les salles où je peux voir les gens et non une marée humaine.»

Un rendez-vous à ne pas manquer

La montre court et l’interview se déroule elle aussi. Au regard de nos déconvenues ces derniers temps avec une poignée d’artistes venus dans le coin, nous sondons à nouveau : les journalistes sont-ils moins tolérés ? « Avec nous, non, pas de problème, nous vous convions ! » réagit Cauet sous le soleil d’Outre-mer. « Vous savez, il y a des journalistes et il y a des photographes. Des photographes discrets et d’autres moins respectueux. Quand vous entendez des « clic ! clic ! » au milieu de votre vanne, ça fait tomber l’effet, ça déconcentre et ça agace.» On le concède bon gré mal gré et la conversation continue, nous discutons non pas de tout et de rien, plutôt de ses autres projets que le comique détaille en pointillés. « La méthode Cauet, oui, j’envisage un retour. Je suis en discussion avec la chaîne C8. Cela devait se faire en avril mais ce n’était pas ce que je voulais. C’est donc en cours, ça se fera, j’ai envie de faire ce cadeau aux gens selon mes conditions, pas n’importe comment. Sinon,  j’ai des idées au niveau du digital ; c’est  étonnant de produire son propre contenu que des milliers d’internautes consomment ensuite. J’ai également une pièce de théâtre en préparation pour dans dans deux ans ; après avoir être seul en scène, je veux tenter l’aventure à plusieurs.» Pour conclure, un message à adresser aux blésois et blésoises ? « Qu’ils se dépêchent ! », répond Cauet, avant de prendre l’antenne d’NRJ sur la plage réunionnaise. « Il n’y aura qu’une date et il ne faut pas rater ça  Au revoir, Madame, bon courage.» La date de cette soirée placée sous le signe d’un rire qui fait du bien dans ce monde de brutes est d’ores et déjà inscrite sur notre agenda.

Émilie Rencien

« Cauet a enfin grandi », samedi 20 mai à 20h45, au théâtre Monsabré, rue Bertheau en Blois-Vienne. Informations et réservations au 06.95.20. 86.25. et sur http://www.theatremonsabre.fr/

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