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Une Gloire pour deux : Une fresque romanesque, le parcours de deux femmes à travers le XXe siècle

Après nous avoir régalés avec Le chapeau cloche et Sous le nom de Clotilde, Michèle Dassas nous propose Une gloire pour deux aux éditions Marivole, collection Parcours de femmes.

Sans avoir à chercher ses mots, on peut dire que tout concourt au succès de son entreprise : une auteure qui raconte l’histoire de deux femmes avec empathie, sympathie et simplicité ; le magnifique décor de la Sologne dans lequel vit l’auteure, cette belle contrée douce et tranquille ; une époque si bien rendue mais qui nous offre des héroïnes à la fois ancrées dans leur temps mais dont les sentiments sont universels ; une amitié sincère, véritable luxe entre les héros à un moment où régnaient la délation, la haine, la jalousie et la bêtise des gens qui dénonçaient leur voisin sans avoir pour autant d’éléments incriminants.

Dans ce roman, Michèle Dassas choisit de nous offrir le récit de deux destins croisés : celui de Madeleine Sologne, grande actrice des années quarante et dont la carrière a culminé juste après la guerre et celui de Renée, dite Nénette qui s’adonnait au chant et qui était amie d’enfance de la grande actrice. Nous voyons deux destins croisés : celui d’une gloire toute de paillette et de faux décors sur papier glacé, devant les caméras du cinéma et une autre, plus modeste mais ô combien plus proche : celle d’une dame qui a eu la joie d’être amoureuse d’avoir des enfants et de les voir grandir et devenir heureux. Deux gloires menées en parallèle ; deux gloires qui se sont croisées, vivifiées et fortifiées l’une l’autre, indissociables. Un récit qui est une véritable réflexion sur le bonheur, la vanité, la renommée, le temps qui passe et les mots gravés sur le sable que la mer efface au premier flux.

Pour mon compte, j’ai apprécié la précision de la documentation, le rendu parfait de la Sologne qui m’est chère, l’atmosphère lourde de l’immédiat après-guerre et surtout cet attachement que l’auteure a pour ses deux héroïnes et qui ne les abandonne qu’à la fin de leur vie avec tendresse et sympathie. Un livre que l’on commence à lire avec plaisir mais qu’on ne peut abandonner que la dernière page tournée.

Chronique de Chérif Zananiri

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