- pour avoir les dernières infos, rejoignez-nous sur facebook - twitter -

Lamotte-Beuvron – Nils Aucante, récompensé lors du premier festival du cinéma

Nils Aucante au centre

Du 6 au 8 octobre a eu lieu au cinéma Le Méliès la première édition du festival du cinéma sur le thème du rendez-vous de l’homme et l’animal. Ce festival né d’une aventure humaine regroupant des femmes et des hommes passionnés par le cinéma et les animaux et animés par la volonté de préserver le cinéma lamottois tout en ayant la volonté de créer un nouvel événement en Sologne, prend la suite vingt ans après du festival lamottois de cinéma chasse et nature dont la dernière édition du festival eut lieu en 1997.

Tout au long du week-end, trois cents personnes ont vu les huit films présélectionnés parmi les vingt films projetés, avec pour chacun la présence du réalisateur qui pouvait ainsi échanger avec les spectateurs. Ceux-ci ont été mis à contribution pour le prix du public qui a été remis à Laurent Charbonnier pour « Le retour des espèces, la cigogne blanche ». Le jury présidé par Frédéric Saurel et composé de Franck Provost, Denis Malleval, Jean Musy, Yves Bruezière et Marie – Ange Turpin et qui a jugé les films en lice selon quatre critères, qualité de l’image, du montage et de la musique et intérêt du sujet, a décerné la mention spéciale du jury à Stéphane Granzotto, pour « Alpes sauvages ». Le grand prix du jury a été quant à lui, remis au « régional de l’étape », le Capraisien Nils Aucante pour « Ca chauffe pour les abeilles ».

« J’ai été deux fois membre du jury d’un festival, mais jamais président, reconnaît Frédéric Saurel. Quand Francis Fourneau m’a demandé de présider le jury de celui-ci, j’ai tout de suite accepté son invitation en me disant qu’en Sologne, nous serions très bien accueillis, ce qui a été le cas. Tous les films présélectionnés étaient d’une grande qualité et avec beaucoup d’éclectisme, en mettant en valeur les relations entre l’homme et l’animal au-delà du simple documentaire animalier. Nous avons été unanimes pour primer le film de Nils Aucante, car il aborde le problème du respect de l’environnement, faisant prendre conscience que la pollinisation est capitale. Il y a un vrai message de transmission et il devait remporter le grand prix. La mention spéciale du jury a été remise à un film comportant de très belles images et une réelle dimension humaine, par l’incitation aux jeunes de changer de terre, de lever les yeux et de prendre le temps de découvrir la montagne. »

« Mes abeilles vont être contentes d’avoir remporté le prix, se réjouit Nils Aucante. « Ca chauffe pour les abeilles » avait déjà reçu un prix dans le Colorado mais être récompensé à Lamotte-Beuvron, c’est-à-dire chez moi, a beaucoup de valeur. »

Devant le succès de cette première édition, Pascal Bioulac, maire de Lamotte-Beuvron a annoncé l’organisation d’une seconde organisation l’an prochain et Nils Aucante comme lauréat fera partie du jury 2 018.

Frédérique Monnier


Succès pour « l’Ecole Buissonnière »

Plus de quatre cent cinquante spectateurs ont assisté aux différentes projections en avant-premières de « l’Ecole Buissonnière » lors de ce festival où Nicolas Vanier, qui figurait parmi les concurrents du festival chasse et nature de 1997, revient vingt après en guest star.

« Cela me fait chaud au cœur de promouvoir « l’Ecole Buissonnière » chez moi en Sologne, reconnaît Nicolas Vanier. Ce film a été à la fois extraordinaire et difficile à tourner car il réunissait trois éléments que les réalisateurs tentent d’éviter : tourner avec un enfant, des animaux et en extérieur. Mais Jean du haut de ses  dix ans a été extraordinaire et la Sologne a été très sympa avec nous. Nous avons été admirablement accueillis dans tous les villages où a eu lieu le tournage. Le casting a été aussi exceptionnel avec des acteurs choisis pour leurs qualités à la fois de comédiens et humaines. Ils sont rentrés dans la forêt avec nous et ont adoré. J’en profite aussi pour parler de l’engrillagement, véritable cancer de Sologne qui me préoccupe et dont je vais m’occuper de façon sérieuse. »

Frédéric Saurel, qui incarne le personnage de Dédé la Bérouette dans le film, poursuit : « Nous sommes tous arrivés sur le tournage avec une image préconçue de la Sologne mais Nicolas Vanier a été un guide fantastique en nous faisant découvrir la Sologne sous un angle merveilleux. Maintenant j’ai une autre image des chasseurs car lors du tournage, j’ai pu échanger avec des passionnés qui portent un regard juste sur la chasse qui ne rime pas avec carnage. Ce fut un éveil pour le Parisien que je suis et j’accompagnerai Nicolas dans son combat contre l’engrillagement. »

Laurent Charbonnier a aussi collaboré au tournage de « l’Ecole Buissonnière » : « Nicolas Vanier souhaitait des plans particuliers  comme l’envol de pigeons que voit Paul lorsqu’il est en classe ou les deux martins pêcheurs. J’ai apprécié de collaborer avec lui dans ce beau film. »

Frédérique Monnier

Pour partager :Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on PinterestEmail this to someone