- rejoignez-nous sur facebook pour avoir les dernières infos -

Les boules… de Noël

Pas rigolote cette fin d’année 2016. Le questionnement est plutôt flippant: Qui c’est le plus réac ? Qui c’est le plus populiste ? Qui c’est le plus parano ? Qui c’est le plus démago ? C’est lui ! Non, c’est lui ! C’est celui qui le dit qu’y est ! Si tu n’y vas pas, j’y vais ! Si tu y vas, j’y vais aussi ! Quoi qu’il en soit j’y vais !.. Ainsi gonfle le nombre de candidats à la Présidentielle.

Le citoyen, on s’en tamponne, son bonheur tout pareil !

Même si nous venons de vivre une plutôt belle Primaire de la droite et du centre où, miracle, ce ne fut pas le plus « populiste » qui a gagné, pas attirante cette France vilipendée, salie, haïe, malmenée dans ses institutions, son patrimoine, son histoire, sa culture, ses traditions… souvent d’ailleurs par des catégories sociales, des associations, des lobbies, des médias, des artistes, des intellectuels plutôt confortablement installés dans cette affreuse nation. Pourrait-on espérer que les fêtes de fin d’année approchant, nous pourrons oublier un temps, la politique spectacle, les peaux de banane, les débats sans saveur, les chasses aux sorcières… et s’éclater un peu. Ne rêvons pas trop. Désormais, chez nous, on a des principes, on a des précautions, voire des principes de précaution… qui aboutissent souvent à des interdits, pris dans la hâte, codifiant notre vie quotidienne jusque dans ses moindres détails.

Le principe de précaution, invention politique déresponsabilisante, se banalise au point de se confondre avec la simple prudence. Vous savez la prudence réfléchie, pesée, frappée au coin du bon sens, comme celle de notre grand-mère. Le « principe de précaution » serait scientifique, affirment ses adorateurs. Utopie absurde d’une science infaillible qui aboutit à une confusion entre prudence et panique. Par précaution l’Homo Erectus ne se serait jamais redressé de peur de se cogner dans une branche d’arbre. Socrate n’aurait jamais réfléchi de peur de découvrir la véritable nature de l’homme. Christophe Colomb n’aurait jamais pris la mer de peur de découvrir l’Amérique de Donald Trump… Au nom d’une idéologie sanitaire codifiée, d’une écologie catastrophiste, des intégristes regroupés en lobbies, syndicats, partis, associations  veulent diriger nos vies, nos loisirs et nos plaisirs. Pour nous voir absolument mourir en bonne santé, ils veulent nous priver de nos petits bonheurs et autres gorgées de vin !

Mon grand-père lorsqu’il voulait me signifier un danger ou me mettre simplement en garde me lançait un tonitruant : « fais gaffe » amplement suffisant.

Car ce fameux principe renvoie à tout autre chose qu’à la simple et intelligente sagesse. S’il fallait naguère « savoir avant d’agir » en pesant le pour et le contre, il convient dorénavant de ne rien faire d’abord. Aujourd’hui la présomption et le doute suffisent pour tout bloquer, tout arrêter, tout détruire. Des organisations militantes et des associations de victimes ont voulu en faire une sorte de droit au risque zéro, pour bloquer des innovations sur de simples suppositions et pour fuir leurs responsabilités par ignorance ou par lâcheté. Comme si ce n’était pas suffisant, viennent s’ajouter les nombreux interdits « bonne conscience » protégeant, benêts que nous sommes, notre équilibre, notre look, nos passions…

Tenez par exemple, je vous propose un menu de réveillon, a priori alléchant : Foie gras de canard aux figues, Saumon fumé, Chapon aux truffes, Plateau de fromage, Fondant au chocolat, le tout arrosé de quelques bons vins.

N’en tenez aucun compte malheureux insouciants que vous êtes !  Du foie gras issu d’une bête, en l’occurrence un canard, torturée et maltraitée. Du saumon… d’une eau plombée et mercurée !  Un chapon, non seulement castré mais peut-être grippé ! Qui plus est accompagné de truffes, peut-être souillées de quelques bribes insalubres tchernobylesques. Des fromages ! Non fermentés, j’espère ! Gargouillis à microbes et autres bactéries que l’Europe ne saurait tolérer bien longtemps. Du chocolat… à l’huile de palme, vous êtes cinglés. Que dire des vins, assimilés par nos directeurs de conscience à de quelconques alcools et qui risquent de subir le même sort que le petit cigare de fin de repas de fête.

Exit aussi saint Nicolas, surnommé depuis peu l’esclavagiste. Il a été vu, au Pays-Bas, se promenant dans la rue en compagnie d’un bouffon grimé de noir. Sa couleur serait la conséquence d’une anodine tradition qui le fait descendre par la cheminée. Peu importe, une plainte pour racisme a été déposée. Il était déjà écarté en Lorraine, l’horrible et non laïc préfixe « saint » devant son nom menaçant sans doute l’ordre public. Tout comme le  sapin de Noël, sorti de certaines écoles françaises au cas où quelques chrétiens fanatiques auraient voulu s’accrocher aux branches. Le Père Noël semble y échapper, si toutefois il refrène ses tendances pédophiles en faisant asseoir les enfants sur ses genoux pour la traditionnelle séance photo.

Ça fout les boules… de Noël, bien sûr !

Gérard Bardon

Pour partager :Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on PinterestEmail this to someone

Facebook Auto Publish Powered By : XYZScripts.com