- pour avoir les dernières infos, rejoignez-nous sur facebook - twitter -

Louis de Redon : une année américaine avant « le sprint » final

Louis de Redon devant l’université de Pace à New-York.

Une chose est certaine, Louis de Redon sera bien candidat en 2020. Cependant, il se prépare à une période de vie américaine. Pourquoi et comment gérer cette situation entre New York et Romorantin à partir d’août prochain ? Questions… réponses.
« Les raisons sont multiples. Après la longue et difficile séquence de 2017 et avec la recomposition politique qui s’opère actuellement, j’ai ressenti un réel besoin de prendre du recul. En effet, dans un contexte national comme local difficile, émaillé de quelques défections et trahisons, j’ai décidé de tourner la page et de prendre de la hauteur. Cette prise de distance relative permettra, je l’espère, un apaisement des esprits, à droite comme au centre, de manière à créer les conditions de l’union en 2020 à Romorantin-Lanthenay. Une union indispensable au renouvellement nécessaire de la municipalité.
Ensuite, en 2020, cela fera dix ans que je suis maître de conférences en environnement et droit de l’environnement à AgroParisTech. Depuis 2016, je suis même détaché comme chercheur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Or, l’Ecole de droit de la Sorbonne vient de signer un partenariat scientifique avec Pace University à New York. J’ai donc profité d’une opportunité d’échange de chercheurs entre les laboratoires de droit de l’environnement des deux établissements pour monter un projet de recherche sur le droit du changement climatique. Mon objectif : permettre, fin 2019, de publier les travaux nécessaires pour postuler à un poste de professeur. C’est pour moi une évolution professionnelle importante et logique que je souhaite concrétiser avant les échéances électorales de 2020 de manière à pouvoir me donner ensuite à 100 % à mon mandat si les Romorantinaises et les Romorantinais me font l’honneur de leur confiance.
D’autre part, au-delà des raisons politiques et professionnelles, c’est aussi un projet familial puisque mon épouse travaillera à la conclusion de sa thèse sur l’impact des normes environnementales en droit du commerce international dans le même laboratoire de recherche à Pace University, en accord avec l’école doctorale de la Sorbonne. Nous partirons donc en famille avec notre fille de quatre ans pour une courte année de travail et de recherche. C’est pour nous un vrai challenge qui nous oblige et qui nous motive ! »

Une semaine par mois à Romorantin
Voilà des raisons plus que valables mais comment organiser cela et surtout comment concilier cette parenthèse américaine avec le désir de prendre les rênes de la capitale de la Sologne.
« Ce départ se fera dans le respect de mes mandats et de mes responsabilités actuelles. J’ai donc durement négocié avec la faculté de droit, dont je reste salarié pendant cette période de détachement, la possibilité de pouvoir rentrer en France une semaine par mois. C’était pour moi une condition déterminante à la faisabilité du projet sur lequel je travaille depuis plus de huit mois. J’ai donc calibré mes allers-retours en fonction des commissions et sessions du Conseil départemental : je profiterai de ces périodes loir-et-chériennes pour assurer ma permanence mensuelle d’élu au 8 place de la Paix comme je le fais depuis deux ans, pour caler mes réunions mensuelles avec les services du département mais aussi avec le conseil d’administration de notre association « Tous Ensemble pour Romorantin », pour participer à un maximum de cérémonies patriotiques, pour donner aussi des cours à Paris et pour voir quelques matchs de foot du SOR au stade Ladoumègue si le calendrier s’y prête ! Contraignant, certes mais je suis préparé pour ce sprint. »

Romorantin a besoin de renouvellement
Donc vous conservez en ligne de mire les élections municipales de 2020 ?
« Je respecte profondément notre histoire mais je me tourne résolument vers l’avenir de notre ville ; Romorantin-Lanthenay. Notre cité a besoin, nous avons besoin, de renouvellement. Au-delà des compétences de chacun et de nos sensibilités politiques, il n’est pas raisonnable de se présenter pour un septième mandat de rang. Je trouve étrange, comme une curiosité intellectuelle, de se revendiquer du macronisme, qui prône une limite à trois mandats consécutifs, et d’ambitionner rester plus de quarante ans maire de la même commune à plus de 75 ans à la fin du mandat. Cela n’est pas sérieux, alors que je suis sûr, par ailleurs, que les qualités de gestionnaire et de gouvernance du maire actuel pourraient tout à fait apporter à notre territoire dans le cadre de fonctions autres. Les changements de pratiques politiques, avec le non-cumul des mandats et la réorganisation des collectivités territoriales autour du phénomène intercommunal, ouvrent des perspectives où l’expérience peut être un atout intéressant dans la mise en place des gouvernances nouvelles.
De mon côté, m’appuyant sur une équipe solide et soudée, après cinq années d’apprentissage dans l’opposition, en ce qui concerne la ville de Romorantin-Lanthenay, et quatre années d’expérience aux responsabilités, comme vice-président du département, je suis prêt pour porter notre projet à la mairie. C’est donc en toute confiance que j’assume cette prise de recul et de hauteur. En tout état de cause, 2 020 sera une année charnière pour notre ville qui se retrouve à la croisée des chemins dans sa transition vers un nouveau mode de développement et dans la mise en place indispensable de l’agglomération. Cette ambition de renouveau, je la porte avec détermination avec une équipe solide et structurée autour de l’association, présidée par Vincent Glémot, qui continuera à travailler durant toute cette période sur le projet et à la mise en place d’ateliers thématiques de travail (santé, développement économique, tourisme, associations, voirie, urbanisme, etc.) Nous sommes une équipe et nous revendiquons l’ambition d’un vrai projet de renouveau pour Romorantin-Lanthenay. »

Une union nécessaire
« Je conclurai en disant, et en rappelant après le terrible gâchis de 2014, que ce renouveau municipal se fera dans l’union. Je regrette le départ de certains de nos amis, qui se sont laissés entraînés sur une voie où nous ne pouvions les suivre, mais notre porte reste ouverte comme elle l’a toujours été. Je le redis : ce que nous faisons au Conseil départemental de Loir-et-Cher, autour du président Nicolas Perruchot, en additionnant nos forces et nos différences comme des complémentarités au service de notre territoire, nous pouvons et nous devons aussi le faire à Romorantin-Lanthenay. »
Entretien : Gérard Bardon

WP Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com