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Souvigny-en-Sologne – Le village de monsieur Labiche


Le 3 février, Cherif Zananiri, auteur de L’étrange village de Monsieur Labiche, paru aux éditions Marivole, a animé une conférence sur « Eugène Labiche, l’homme, l’écrivain et le maire de ce village ». En effet, le célèbre auteur qui a siégé à l’Académie française et a écrit cent soixante dix pièces de théâtre (qu’il appelait des « bouffisures ») a été aussi le premier maire élu de Souvigny, ayant fait partie de ceux qui ont participé à l’assainissement de la Sologne avec Napoléon III. Se décrivant lui-même comme « un bourgeois vivant dans un siècle bourgeois », Eugène Labiche est le fils d’un industriel qui s’était enrichi grâce à l’industrie sucrière. Ce jeune homme doué épouse Adèle qui… était plus riche que lui. Ses pièces se caractérisent par le sens de l’humour qui lui est propre. On raconte notamment que Labiche sur son lit de mort répondit à son médecin qui lui demandait son pouls : « Vous me rendrez, n’est pas docteur ? » L’auteur de théâtre appréciait particulièrement sa propriété de Souvigny où il oubliait la vie parisienne et la cour de Napoléon III et était apprécié de ses fermiers avec qui il était très paternel, au point qu’il est devenu maire, tout d’abord nommé, puis élu.
La soirée s’est terminée par un échange avec l’auteur et le public autour de son dernier livre, L’étrange village de Monsieur Labiche.
« Comme ma femme, Josette est de Souvigny, ses parents étant fermiers aux Berthiers dans les années cinquante, je me suis intéressé à Eugène Labiche, que je trouve particulièrement sympathique, en traitant son histoire de façon différente, indique Cherif Zananiri. Je suis donc parti d’un fait historique. Lors de la guerre de 1870, alors que la France a été envahi par les uhlans, Souvigny a été épargné et l’impératrice Eugenie aurait dit à Labiche : « Maintenait, tu as assez rigolé, tes amis et toi vous allez à Souvigny et faites ce qu’il y a à faire. ». J’ai trouvé cela curieux et j’ai voulu mener mon enquête, en consultant les articles de presse parus après la mort d’Eugène Labiche. Je n’y ai rien trouvé de précis. Je me suis donc intéressé à ses amis qui étaient comme lui, d’un milieu aisé et dont la majorité était de grands scientifiques qui ont laissé leur nom dans le dictionnaire, à l’exemple de Nadar. J’ai donc imaginé quelque chose, autour des découvertes scientifiques, que je connais ayant été physicien avant d’être auteur. Les années 1860-80 étaient particulièrement fécondes en ce qui concerne la physique, notamment à propos des ondes radio. Comme je rêve d’écrire des comédies, j’ai essayé d’écrire ce roman comme si c’était Labiche qui l’avait écrit, avec une écriture légère, souriante et fantaisiste. »
F.M.

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