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Ville de Blois : pas trop de vagues autour du budget 2018

L’immeuble Bozon rue Auguste-Poulain.

Le conseil municipal de Blois a voté son budget primitif pour 2018. Les débats, moins animés que par le passé, ont débouché sur une sorte de consensus : l’équipe de Marc Gricourt « fait le job ». Pour la huitième année consécutive, la fiscalité reste stable. Mais quelques sujets chauds font tout de même débat  comme les aménagements urbains et le commerce de centre-ville.
« Volonté, cohérence, solidité, innovation, solidarité » : les marqueurs de la politique du maire de Blois Marc Gricourt ont introduit les débats du budget primitif 2018. Ce dernier a été adopté par la majorité municipale ; l’opposition menée par Jacques Chauvin s’abstient et le Front national emmené par Michel Chassier a voté contre. Dans les faits, la « volonté » de la majorité au pouvoir se traduit surtout par l’achèvement, courant 2018, du grand chantier d’aménagement urbain commencé fin août 2014, l’ACVL (Aménagement cœur de ville Loire). La dernière tranche de travaux va débuter mi-janvier avenue Wilson en Vienne, ce qui ne manquera pas de susciter crispations et impatience légitimes des riverains et commerçants du coin. La livraison récente des travaux de l’axe rue Denis-Papin – rue Porte-Côté semble, pour l’instant, « donner satisfaction à tout le monde », indiquent d’une même voix le chef de la majorité municipale et le chef de l’opposition (Jacques Chauvin). Quelques voix discordantes se font néanmoins entendre, regrettant la « minéralité » des revêtements – comme aux autres endroits récemment réaménagés, phénomène qui n’est pas propre à Blois – ou la dangerosité des aménagements situés vers la contre allée en contrebas de la rue Denis-Papin (notamment le petit amphithéâtre bien casse-gueule et sans protection aux abords…).

Quel budget pour la manager du commerce ?
Dans les débats, Michel Chassier (FN) regrette « la rigidité structurelle » de ce budget, et que les grands projets « soient portés par Agglopolys ». Il reconnaît cependant « l’effort dans le souci de gestion, et la relative prudence » de ce budget 2018. « Le projet Saint-Vincent n’est pas à proprement parler au point mort, mais visiblement encore en réflexion. Il faudrait le repenser dans une optique plus large que le centre-ville » a-t-il ajouté. Il déplore enfin que « les délibérations soient présentées quelques jours seulement avant le conseil municipal, trop peu de temps pour proposer des amendements. Pareil pour la commission des finances qui s’est réunie vendredi dernier ». Jacques Chauvin (LR) regrette lui aussi cette manière de faire peu compatible avec les valeurs républicaines et démocratiques régulièrement évoquées par la majorité socialiste, un phénomène qu’on retrouve cependant dans quasiment tous les conseils municipaux de France. Concernant le budget proprement dit, il y a selon l’ex-adjoint de la période Perruchot « de la pédagogie, des chiffres et des regrets ». « La collectivité a fait des efforts en discipline de gestion. Il n’y a pas de recours au levier fiscal, et les dépenses de fonctionnement n’augmentent que de 1,7 %, c’est conforme à votre lettre de cadrage ». Avant d’ajouter : « J’ai toutefois des regrets : sur les réfections de voiries, pas assez importantes, malgré la rue de la Mare ou ma rue Albert-Ier au programme par exemple. La manager du commerce : quel budget pour quelles propositions ? Le devenir de La Poste dans le projet Saint-Vincent ? À part le centre Quinière, je ne vois rien dans ce budget concernant le commerce ». Sur le projet Saint-Vincent, « un projet qui me tient à cœur, vous le savez, cependant le projet d’hier n’est pas le projet d’aujourd’hui et ne sera pas celui de demain : quel plan B au cas où ? Le centre-ville s’appauvrit et se dépeuple, il y a nécessité d’infléchir les choses ». Marc Gricourt insiste qu’il restera « sur le plan A ». « Le permis de construire va être de nouveau déposé fin janvier, les fouilles archéologiques auront lieu en 2018 (sous l’actuel parking du chevet de l’église ; le reste, plus tard, après la démolition du collège Saint-Charles et après l’éventuelle acquisition de l’immeuble de La Poste, toujours en négociation, Ndlr). Personne ne peut dire aujourd’hui quelles seront les enseignes qui viendront ». Enfin, il assure que « la manager du commerce présentera sa feuille de route début 2018 ».
F. Sabourin


Quelques délibérations :
– Biocoop va s’installer dans l’éco-quartier Laplace. Claude Gruffat, dirigeant des Biocoop à Blois (actuellement deux magasins), va construire 1 200 m² d’activité ; 50 places de stationnement VL plus stationnement vélos et caddies. Le permis de construire a été déposé le 30 octobre dernier. La vente par la SEM 3 Vals Aménagement s’élève à 180.000 €. Il viendra remplacer l’actuel magasin de la rue de Flandres (quartier des Provinces). Quid du local qui restera vide et qui appartient au bailleur social Loir-et-Cher logement ? Il n’y a pas de réponse actuellement. Et le projet de brasserie en face de la Salle du Jeu de Paume ? Le projet est abandonné pour le moment.
– L’actuel Office de tourisme, rue de la Voute du Château, qui va s’installer quelques mètres plus bas dans l’actuel immeuble « Expo 41 » acquis par la ville de Blois et le Pays des Châteaux, va être cédé au restaurant les Forges du château pour 207 000 €, qui a pour projet l’installation de chambres d’hôtes.
– C’est aussi un vieil immeuble bien connu du quartier gare, parfois nommé immeuble « Bozon » (du nom de son ancien propriétaire) rue Auguste-Poulain, qui est aussi cédé à des médecins psychiatres de la clinique de la Chesnaie (Chailles) pour 205 000 €. Ce groupe de praticiens psy a pour projet une Maison médicale et culturelle, mettant en synergie les compétences de cinq médecins.
– Bientôt la vidéo-verbalisation à Blois : il sera bientôt possible d’être vidéo-verbalisé à Blois, à l’aide des 38 caméras de vidéosurveillance déjà installées. Un agent assermenté pourra, en cas de flagrant délit d’infraction routière, à certains endroits déterminés à l’avance et dont la signalétique devra indiquer aux conducteurs le risque d’être vidéo-verbalisé, faire une capture d’écran puis envoyer le tout au centre de traitement informatisé des infractions, à Rennes. Le contrevenant recevra directement chez lui, comme c’est déjà le cas avec les PV de stationnement ou les radars automatiques, le PV. Cette vidéo-verbalisation doit encore cependant passer par le comité d’éthique (qui se réunit le 17 janvier) et le procureur de la République doit aussi donner son avis. Ils devront notamment répondre à la question de la conservation des photos, prévues actuellement pour une durée de 3 ans ; or la durée légale de prescription des faits dans le cas d’une infraction routière est d’un an.
F.S.

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