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Blois : Catherine de Médicis à l’honneur au château royal

L’année 2019 est marquée par les 500 ans de la Renaissance, mais c’est aussi l’anniversaire des 500 ans de la naissance de Catherine de Médicis. Exposition exceptionnelle, évènements et colloque international sont au programme au château royal de Blois pour célébrer cette reine.
Catherine de Médicis est née le 13 avril 1519 à Florence et décédée le 5 janvier 1589 au château de Blois. Devenue reine à 27 ans, elle est venue régulièrement à la cour de Blois avec ses enfants. Elle est l’une des dix reines qui ont habité le château et sans doute celle qui a le plus marqué l’Histoire de France au XVIe siècle car elle a exercé un rôle politique majeur pendant la période des guerres de Religion (entre 1562 et 1589). « C’était une femme de pouvoir exceptionnelle qui a été maltraitée donc nous lui avons dédié une programmation riche et atypique », explique Elisabeth Latrémolière, conservateur en chef du château de Blois. Jusqu’au 1er mars 2020, l’effigie funéraire ébauchée de Catherine de Médicis, réalisée en 1565, est présentée pour la première fois dans la chapelle royale du château. Cette sculpture en marbre est un prêt exceptionnel du musée du Louvre où elle est conservée. En 1565, le couple royal Catherine de Médicis et Henri II commandent respectivement leurs effigies funéraires aux artistes Girolamo della Robbia et Germain Pilon. « C’est une œuvre saisissante qui n’a jamais servie », souligne Elisabeth Latrémolière. En effet, le mystère reste entier car on ne sait pas si l’œuvre est restée inachevée devant l’effroi de la reine et de sa représentation macabre ou si la mort du sculpteur a interrompu son travail.

Colloque international et évènements
Dans le cadre de la célébration des 500 ans de Renaissance(s) en région Centre-Val de Loire, le château royal de Blois et le Domaine de Chaumont-sur-Loire organisent un colloque international intitulé « Catherine de Médicis (1519-1589) politique et art dans la France de la Renaissance ». Il permettra grâce aux nombreuses conférences de découvrir les recherche récentes qui renouvellent et élargissent l’état des connaissances sur Catherine de Médicis, son œuvre politique et culturelle. Il se déroulera du 21 au 23 novembre à Blois et Chaumont-sur-Loire et sera ouvert à tout public (accès libre sur réservation : contact@chateaudeblois.fr). Autour de ce colloque, différents évènements seront proposés : soirées théâtrales, parcours d’art contemporain (lire encadré), visite guidée inédite, parcours nocturnes…
C.C.-S.
Programme complet sur : www.chateaudeblois.fr

Les « Rêves de lumière » de Laurence Dréano
Dans le cadre de la programmation exceptionnelle proposée au château royal de Blois pour les 500 ans de la naissance de Catherine de Médicis, l’artiste Laurence Dréano, originaire de Tours, a investi les lieux avec ses sculptures interactives. Elle propose un parcours d’art contemporain dans les appartements de la reine, intitulé « Rêves de lumière ». « Pour moi, c’est un château de femmes et depuis quinze ans, la femme dans tous ses états est le fil conducteur de mon travail », explique l’artiste avant de poursuivre : « Catherine de Médicis avait une puissance et un tempérament de feu, elle incarne une femme forte et je revisite son histoire dans ses appartements et sur les terrasses du Foix avec des sculptures interactives qui utilisent la technologie au service de la poésie ». Laurence Dréano a travaillé sur ce projet avec des experts d’Iliad3, un Centre d’Expertise et de Transfert Universitaire (CETU) de l’Université François Rabelais de Tours, dédié à la valorisation de la Recherche dans le domaine de l’ingénierie logicielle en traitement d’images et numérisation 3D. Ses femmes en résine aux formes généreuses et sensuelles sont habillées grâce au dispositif du video mapping. « Mes sculptures ont les mains tendues vers l’autre parce que l’on n’est rien tout seul, un orteil levé en signe de plaisir intense, un gros ventre empli d’émotion…», raconte l’artiste. Un parcours surprenant et poétique avec notamment une sculpture en hologramme aux allures fantomatiques et des pièces en cristal de Murano qui invitent à jouer sur un orgue invisible pour improviser une symphonie de lumière. À découvrir jusqu’au 4 décembre 2019 (sans supplément sur le prix d’entrée).

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