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Blois / Municipales 2020 : Gildas Vieira « ose » le scrutin 2020

Le maire adjoint en charge de la vie associative avait annoncé sa démission lors du conseil municipal du 30 septembre. Il sera bien tête de la liste « osons Blois autrement », sans étiquette affichée, en vue des élections municipales des 15 et 22 mars 2020. 

«Utopique », « populiste », « fait d’avance avec le maire»… Depuis sa démission, Gildas Vieira est affublé de tous les qualificatifs, souvent peu valorisants, souvent émanant d’adversaires politiques. C’est le jeu. «Faire de la politique, c’est faire des choix, » commente laconiquement l’intéressé devant un café pendant les Rendez-Vous de l’Histoire à Blois, une semaine après la conférence de presse du samedi 5 octobre (Cf. encadré). Une formule déjà utilisée par nombreux autres souhaitant eux aussi être édile à la place de l’édile Gricourt, davantage dans une période de calendrier électoral, et ce n’est pas la première ritournelle largement usitée par les divers camps en lice (Cf. Article page). Alors, le candidat Gildas Vieira, docteur en santé publique et directeur de la FRAPS (Fédération Régionale des Acteurs en Promotion de la Santé) du Centre-Val de Loire, qu’aurait-il de différent à proposer dans la mêlée qui se bouscule au portillon municipal ? «Votons pour l’humain ! », affiche son tract. C’est-à-dire ? « J’ai la volonté de faire; je suis plus dans l’action témoins dans la parole, » explicite le candidat Vieira, en citant volontiers la pensée globale de Gandhi étal fable du colibri, tout en coupant court aux médisances. « Je n’ai fait d’alliances avec personne pour le second tour. Je n’irai pas avec Marc Gricourt. J’irai par contre jusqu’au bout de ma démarche. Oui, j’ai fait partie de la municipalité de Marc Gricourt, on va me le reprocher, la preuve. Mais c’est aussi pourquoi je l’ai quittée, pour agir, pour que les choses s’arrangent, et changer le monde, commencer par Blois, ce qui serait un bon début. La ville de Blois est trop bétonnée par exemple, et des solutions existent. Je n’ai sinon pas encore les 43 noms de ma liste mais j’en ai déjà une bonne trentaine. Des gens des tous horizons, de droite, de gauche, du centre, en Marche, des Gilets jaunes aussi, des citoyens, etc. Je veux une liste populaire ! Nous sommes ouverts aux gens qui ont un projet pour Blois.» Environnement, solidarité, commerce, sécurité, santé, immigration, associations, emploi, impôts et pouvoir d’achat, démocratie locale, font partie des thématiques égrenées par celui qui prend un nouveau départ cet automne. «Il faut faire des choix politiques tournés vers l’humain,» répète-t-il. Gildas Vieira, simple comparse ou premier de cordée ? «Je n’ai qu’une parole, » conclut-il. On saura s’en  souvenir, en temps utiles.

É. Rencien

Permanence 26 rue du Bourg-Neuf, samedi 10h-12h et dimanche, 17h-19h.

gildasvieira.municipales2020@gmail.com

 

Un certain samedi 5 octobre 2019

Sur un air de rock-salsa, le nouvel assassinat du duc de Guise… On était venus, invités pour un défilé de modes multiculturelles, qui fut fort réussi par ailleurs, dans la salle des Conférences du château de Bloissamedi 5 octobre. L’ambiance était colorée, jeune, joyeuse et très attractive. Les mannequins, plus frais les uns que les autres, apportaient une note colorée à l’ensemble un peu triste. Une danse endiablée, genre rock-salsa (je ne danse pas même devant les buffets…)  avait terminé le passage des troupes, avec un duo où l’on reconnut l’ex-adjoint de Marc Gricourt, Gildas Vieira, et sa fille, reine de l’après-midi qu’elle avait organisée dans le cadre de son cursus scolaire… Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes quand le danseur se transforma en lion politique se jetant dans l’arène en annonçant sa candidature à la mairie de Blois, et ce, devant le sortant briguant un troisième mandat. Le coup fut rude. Le président d’Agglopolys, qui avait dû voir, car près des coulisses, le coup se préparer et l’épée sortir, avait quitté les lieux…Et devant un auditoire acquis, à l’exception des quelques adjoints et conseillers de Marc Gricourt qui l’entouraient en le protégeant, on assista au second «assassinat» du duc de Guise en Direct «en live» diraient les jeunes branchés. Gildas, qui avait soutenu et voté, jusqu’à ce jour toutes les décisions de son équipe municipale, s’en détachait, lâchant quelques réflexions sur la gestion économique, sociale, culturelle, intergénérationnelle et internationale pour un mieux-vivre ensemble…et lança son programme pour revoir tout ça et l’améliorer. Marc Gricourt, sonné au premier coup de gong, se ressaisit, sourit (grimaça un sourire ?) et se risqua même à applaudir quelques annonces du programme du candidat qui ressemblaient bizarrement au sien. Gildas Vieira venait de lancer, historiquement, en ces lieux chargés d’un passé aussi riche que lourd, son programme sous le titre Osons Blois Autrement OBA)..Si j’avais été son chargé de communication, je lui aurai conseillé d’ajouter Mieux Aussi. C’eût été plus classe, plus amical, plus fraternel, plus pacifique et moins fratricide. La campagne qui arrive promet. Une conclusion s’impose déjà, sans être devin : il y aura plusieurs ducs de Guise au soir du second dimanche de mars 2020, dans la cour d’honneur, non pas du château, mais de l’Hôtel de Ville. Et celui qui sera élu sera peut-être bien plus grand vivant qu’annoncé, trop prématurément, mort.

Jules Zérizer 

 

 

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