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Blois : Premiers vœux plutôt réussis pour Philippe Gouet

Retour sur. Entre les affaires, la prise de fauteuil précipitée et les entraves d’une pandémie, l’organisation de la traditionnelle cérémonie avait été sacrifiée ou tout au moins, mise en pause forcée. L’année 2023 aura accueilli le retour de l’incontournable exercice en soirée, à Blois le 9 janvier, pour le conseil départemental.

Il aura fallu à Philippe Gouet passer après son prédécesseur à la tête du Département de Loir-et-Cher, qui préférait le faste de la salle du Jeu de Paume (et gare aux malheureux(ses) qui osaient prononcer le nom N.P., se faisaient quelque peu rabrouer dans l’enceinte de la Halle aux Grains (HAG) le 9 janvier 2023), composer avec la présence remarquée dans cet hémicycle de Blois ce même 9 janvier de l’ancien conseiller départemental Marier (mis en cause par deux ex vice-présidentes pour des comportements supposés déplacés), et tenter d’égaler les talents oratoires du centriste du Poislay vivant aujourd’hui en Russie, Maurice Leroy, l’un des précédents patrons du Département également. Il s’agissait des derniers points de comparaison dont les habitué(e)s de ce genre de messes disposaient pour aborder la première cérémonie de voeux du nouveau et actuel patron Gouet (Udi). Se lançant enfin dans le bain de ces souhaits, imparables chaque début d’année, l’élu, à l’aise sur la scène de la HAG, n’a pas raté ce baptême du feu 2023. Bien que la soirée soit tombée dans un écueil : les annonces d’ampleur ont manqué lors de ce premier discours qui se résumait à une rétrospective d’activités. Malgré des perspectives : pêle-mêle, la poursuite de la gratuité des « Journées aux châteaux”; les 25 M€ en 6 ans consacrés au grand plan d’action intitulé « Le 41 en Bonne Santé », destiné à la lutte contre les déserts médicaux et à la diversification de l’offre de soins de qualité et de proximité; la passerelle sur la Loire en cours; des liaisons domicile-travail ou touristiques supplémentaires prévues entre Muides-sur-Loire et Saint-Laurent-Nouan, entre Blois et Fossé, ou encore entre Morée et Saint- Hilaire-la-Gravelle; la plateforme des produits de proximité pour les cantines des collèges et le cartable numérique expérimenté à la rentrée 2023, etc.

Un département “plus …”
M. Leroy avait eu, notamment, le glamour et le dieu Michel-Delpech avec lui et l’espace hommage créé à son nom qui avait aidé en guise de nouvelle marquante de début d’année (en 2016), dans une époque sans inflation, virus, guerre et x difficultés. Le vendômois Philippe Gouet aura eu pour sa part de son côté le 9 janvier 2023 le talent musical du big band loir-et-chérien, « Fous de Musique Improvisée », déployé lors d’un mini-concert à la fin de son l’allocation (face ce « FMI », quelques élus ont gardé le nez sur leurs portables, certains ont battu la mesure jazzy, d’autres solognots ont paru revivre sur « Fever »…). Surtout, M. Gouet aura su retrouver une sobriété événementielle, contrairement à d’autres “shows” passés, qui aura été soulignée par la plupart des convié(e)s. Une année qui débute sous des auspices plutôt positifs, donc, pour le président. « Je veux vous assurer de ma totale détermination, de notre total investissement pour continuer à construire demain, avec optimisme, un Loir-et-Cher plus attractif, plus durable, plus innovant et plus solidaire,» a-t-il d’ailleurs conclu en termes de leitmotiv annuel.
É. Rencien

 

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Pas encore à la retraite…
Le 6 janvier 2023, c’est Marc Fesneau (MoDem), ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, qui avait pour sa part choisi d’adresser ses voeux face à des élus, militants et sympathisants du Centre-Val de Loire. Puisque c’est sur le motif d’un bilan de ses troupes Modem siégeant au Conseil régional qu’il s’était déplacé dans les murs de l’hôtel Mercure, et non en premier lieu en tant que représentant de l’État. Avant de partager la galette et d’obtenir la fève (si si, le hasard), l’élu à la couronne des rois a tenu à insuffler un message d’optimisme et d’espoir, bien que la réforme des retraites risque de crisper ce tableau cette année. « Il ne faut pas tomber dans le syndrome juppéen ! (Comprenez les grèves de plus de trois semaines, en 1995, ndlr). Il faut cesser de penser que c’est une punition. Cette réforme est nécessaire pour rétablir l’équilibre d’un système qui n’est aujourd’hui pas juste. » Alors que la rue crie justement à l’injustice, Mathilde Desjonquères, députée MoDem de la première circonscription de Loir-et-Cher, aura salué concernant sur cette même réforme, “sur les carrières longues, la mise en place d’une retraite minimum, y compris pour les retraités actuels, ainsi que de nombreuses avancées sur la question de la pénibilité. Le maintien de la possibilité d’un départ anticipé pour certaines professions comme les militaires, gendarmes, policiers, mais aussi les aides-soignants, est également un marqueur important de justice sociale. (…).”
É.R.

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