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Chasses et grillages en débat avec le candidat Fournier

Au cœur de la Sologne, Charles Fournier a rencontré des jeunes locaux. Chasseurs ou pas, écolos déclarés ou pas, tous veulent aller vers des modifications de ces « héritages culturels intéressants mais pas immuables ». Seul véritable frein, notre aliénation au confort…
À La Ferté-Imbault, à quelques encablures du château de Humbaud le tortu, seigneur de Vierzon, tandis que s’écoule la Sauldre, près d’un carré de tulipes multicolores, dans leur clapier, les lapins sont à peine perturbés par les discussions qui débutent. La cheminée d’extérieur fume, un peu, mais surtout réchauffe le dos de Charles Fournier, actuel vice-président de la Région, et tête de liste Europe écologie les Verts (EELV) pour les élections régionales. Près de lui, pas trop tout de même, une dizaine de jeunes, Solognots et chasseurs pour les uns, Solognots et pas chasseurs pour d’autres. On a là Antoine, chasseur mais pas « au ball-trap » et on a là Jules, chasseur aussi mais pas pour le « butin ». Une végane aussi. Une autre qui prône le 0 déchet. Tous présents pour discuter, entre autres de « la chasse, ce grand sujet que certains considèrent comme écologique, d’autres écocidaire. » Sur ses terres natales, Charles Fournier était donc venu à la rencontre d’un groupe de jeunes très éclectique. En extérieur, sous un auvent de bois, masqué, distancié, bien couvert parce qu’en Sologne et en avril on ne se découvre pas d’un fil. Plus d’une heure durant, chacun a apporté sa voix à des débats loin d’être figés.
Avant de rejoindre Nouan-le Fuzelier, autre terre de chasse solognote, le candidat a trouvé un écho à ses positions. Tous étaient d’accord pour dire que, comme pour la galinette cendrée des Inconnus, il existe les bons chasseurs et les mauvais chasseurs parce qu’on ne peut pas mettre tous les chasseurs sous la même étiquette, dans un même sac…». Tous étaient d’accord pour « repenser notre vision d’habiter sur terre ». Et tous de fustiger cet «engrillagement qui ne laisse pas la chance au gibier », et avant les entrées de Paris, « ces poubelles sur les aires d’autoroutes pleines de gibier parce qu’on ne veut pas que madame fasse des remarques en rentrant à la maison. Plumer, nettoyer, etc. »
Le candidat a tenu à expliquer, que lui, le Solognot, n’était « pas anti-chasse. Je suis contre certaines pratiques de chasse comme la chasse à la glu, la vénerie sous terre pour les blaireaux, ou la chasse à courre. Je suis contre ces pratiques inégales qui rendent totalement impuissant l’animal. Il faut aussi mettre sur la table la question de la régulation. Si on élève des sangliers, qu’on les lâche et que l’on estime qu’il y en a trop pour pouvoir les prélever, cela ne s’appelle pas de la régulation. Je veux bien croire au rôle de la chasse, mais aujourd’hui, elle n’est pas éclairée par la science, ni par des données précises ! Et comme pour les chasseurs, il ne faut pas mettre tous les écologistes dans le même sac… l’écologie c’est notre manière d’habiter sur terre ! » What else ?*

F.S.
* Quoi d’autre.

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