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Idée cadeau : L’essentiel de la rose, du champ au flacon

Marie-Line Houdou est une Versaillaise, qui a des ancêtres berrichons et poyaudins, et qui après avoir consacré une grande partie de sa vie à l’industrie du luxe et au management, a opéré brusquement une reconversion à 180 degrés, en choisissant de faire une formation en horticulture.
Il y a 4 ans, elle a acheté une terre au sud de la Loire à une dizaine de kilomètres du fleuve royal pour y planter 3500 « pieds de rose » en bio, sur un hectare (et pas n’importe quelle rose, la « centifolia » cultivée à Grasse pour son parfum exceptionnel) au domaine du Beau-Lièvre, en face du petit château de Mme de Sanzei, la cousine de la Marquise de Sévigné qui y a accueilli la célèbre épistolière. Est-ce cette proximité qui l’a invitée à se lancer dans un mode innovant de transformation florale de la rose à parfum ?
Belle image reliant la terre au luxe !
Après Hermès, Christofle et l’Histoire de l’art en passant par la décoration d’intérieur, Marie-Line Houdou a trouvé une ferme entourée de deux hectares de terre car elle avait le projet de réussir où personne ne l’avait fait, créer un sérum extrait de la rose à parfum, et produire un cosmétique de luxe, vrai, sans manipulation moléculaire, qui ne serait pas seulement un baume anti-âge pour toutes les peaux mais un « anti-marque du temps » pour tous.
Malgré les retards dus à la pandémie, elle est aujourd’hui ravie d’annoncer au terme d’un an et demi de recherche, que ce sérum constitué à 94.5 % de roses, 100 % naturel, certifié COSMOS,va sortir pour Noël. Pour son packaging (conditionnement et emballage) elle s’est adjointe une artiste de renom, Delphine Huard, graveure qui officie dans son atelier parisien « Petite Nature ».
Marie-Line, en créant son propre laboratoire de transformation végétale, s’est adjoint une équipe de chercheurs ( Université d’Orléans/ laboratoires de recherche/ Nature Loiret et environnement) et vise une toute petite production par an, en pensant à la belle culture du vin, (elle compte faire des crus millésimés).
Depuis son installation, Marie-Line a consacré l’hectare restant au maraîchage bio ainsi qu’à la plantation de 400 arbres et arbustes au milieu de plantes mellifères. Une équipe de chercheurs (ornithologue, botaniste de nature et environnement) qui suit le projet, a constaté sur la totalité du domaine, la présence nouvelle de 93 plantes sauvages, de 38 oiseaux et de 22 espèces de papillons dont certaines espèces rares, ce qui l’encourage dans la voie qu’elle s’est tracée, à savoir ce retour à la Nature et au Vrai. Elle a d’ailleurs encore plein de projets, faire des stages de greffage, développer l’agroforesterie sur des terrains futurs et prolonger la Route de la Rose qui part de Bellegarde en passant par la Bussière pour venir jusqu’à chez elle et pourquoi pas, rejoindre le château des senteurs de Blancafort dans le Cher.
« La rose s’épanouit partout, elle n’a pas besoin d’un micro-climat, elle a juste besoin de soins attentifs et extrêmement respectueux de son essence. » dit en conclusion la Dame de Beau-Lièvre et je pense alors aux Femmes de Lettres célèbres qui encadrent son territoire, Colette au nord et George Sand, au sud, auxquelles j’ai rendu tant d’hommages, en allant dans les pas de ces grandes passionnées par les jardins et les fleurs, et je ne peux m’empêcher de citer la Dame de Nohant dans son conte « Ce que disent les fleurs »: « C’est cette rose centifolia qui était alors, pour moi comme pour tout le monde, l’idéal de la rose… ». Souhaitons plein succès à cette femme « pionnière » qui de part une volonté farouche, va nous permettre à la fois de régénérer notre peau et de valoriser merveilleusement notre beau terroir.
Marie du Berry

www.domaine-de-beau-lievre.fr

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