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Joël fait son cinéma

Joël Sommier, retraité salbrisien, a toujours été intéressé par le monde du cinéma. Sans trop y croire, il répond, en 2021, à une demande de casting pour un rôle de figuration dans la série Capitaine Marleau. Il n’est pas retenu mais est rappelé quelques mois plus tard pour un autre film. Depuis, il n’a pas arrêté de tourner. Il nous raconte son aventure.

En septembre 2021, un appel du directeur de Casting Centre lui demande s’il souhaite participer au tournage du téléfilm sur Diane de Poitiers. Il répond par l’affirmative et tourne à Chambord tout un après-midi d’octobre. Quelques semaines plus tard, Castprod l’appelle pour tourner dans le film « À la belle étoile » (ndlr, en salle le 22 février ). Ce long métrage raconte l’histoire vraie de Yazid qui n’a qu’une passion depuis son plus jeune âge, la pâtisserie. Élevé entre famille d’accueil et foyer, il va tenter de réaliser son rêve : travailler chez les plus grands chefs pâtissiers et devenir le meilleur. Voilà donc Joël parti pour deux jours de tournage à Paris. «J’ai commencé par doubler les mains d’un comédien. Pour ceux qui verront le film, les mains qui mélangent à la spatule la fameuse purée de Joël Robuchon, ce sont les miennes, raconte avec malice Joël. Le deuxième jour, je tournais une scène de qualification pour le championnat du monde de pâtisserie et me retrouvais candidat, en col bleu, blanc, rouge, d’une des équipes en lice. Pâtissier de formation, j’y ai vu un clin d’œil. En 2022, j’ai également participé au tournage du film « Flo », retraçant la vie de Florence Arthaud et j’ai une anecdote amusante à ce propos. La séquence dans laquelle j’apparais est censée se dérouler en janvier 1978 mais elle a été tournée en août 2022 en pleine canicule. Je me suis ainsi retrouvé emmitouflé avec pull et manteau sous 40°C. »

L’envers du décor

Lorsqu’on demande à Joël ce qui lui plaît dans cette activité, il répond immédiatement « l’ambiance du tournage et découvrir l’envers du décor d’un film ». Ce n’est évidemment pas la rémunération qui conduit à faire de la figuration (le forfait n’étant pas très élevé) mais bien l’amour du 7e art et l’envie de découvrir les ficelles du métier. L’ambiance sur les plateaux et les échanges avec les acteurs sont des moments privilégiés pour les passionnés de cinéma. « On ne s’imagine pas la préparation nécessaire à la réalisation d’une séquence. Il y a déjà les essayages de costumes quelques semaines avant, puis le jour même le passage au maquillage et à la coiffure. Ensuite commencent les prises. Elles peuvent être très nombreuses parfois pour une scène de quelques secondes. On ne s’imagine pas la longueur de tournage pour des séquences très courtes. Maintenant je regarde un peu différemment les films et les séries, j’essaye de deviner ce que l’on ne voit pas à l’écran. » On l’aura compris, Joël n’est pas prêt d’arrêter son cinéma et se rêve en figurant parlant.

F.R.

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