Loir-et-Cher : Fibre et téléphonie : ça chemine

Un comité de concertation s’est installé et réuni le mois dernier à la préfecture de Loir-et-Cher, autour du référent, le sous-préfet de Vendôme, François Jouffroy, et de Bernard Pillefer, président du syndicat Val de Loire Numérique, ainsi qu’en présence d’usagers, d’opérateurs, de l’Agence nationale de la cohésion des territoires, et d’élus.
L’ordre du jour était le suivant : choix des sites retenus pour l’implantation en 2023 de nouveaux pylônes 4G financés par l’État; point d’étape sur le déploiement de la fibre dans le département; actions menées par l’opérateur historique pour maintenir opérationnel le réseau cuivre. De fait, après cette réunion, il a été annoncé que côté téléphonie, s’il n’y aurait plus en Loir-et-Cher de zones blanches, ces territoires où rien ne passe, les zones grises (où il y a un ou deux opérateurs mais avec un débit moindre), elles, sont à traiter. Depuis 2018, il existe un “New Deal Mobile”, soit une obligation opérée par le Gouvernement aux 4 opérateurs de s’installer dans des communes où c’est nécessaire, même si ces derniers ne s’y seraient jamais implantés d’eux-mêmes faute de rentabilité commerciale. Donc, trois pylônes 4G supplémentaires vont voir le jour sur 3 communes de Loir-et-Cher. Lesquelles ? Le sous-préfet Jouffroy n’aura concédé qu’une indication géographique, c’est-à-dire la Sologne et aussi entre Blois et Vendôme, le temps que le dossier soit vraiment sur les rails (il faut encore attendre le débat public, l’arrêté ministériel, etc.). Pour la fibre, 60% de l’équipement sur le Loir-et-Cher (et l’Indre-et-Loire, l’opération de déploiement via Val de Loire Numérique étant menée d’une façon bi-départementale, ndrl) est actuellement opérationnel mais seulement 28% de particuliers sont abonnés. On évitera ici, pour brouiller la ligne, de parler des dysfonctionnements parfois et d’abonnements fibre qui peuvent être plus onéreux, sans oublier l’impression d’être parfois dans certaines communes en zone blanche pourtant encore… Pas de panique : l’opérateur historique Orange assurera l’approvisionnement du réseau cuivre / ADSL jusqu’en 2030, et Bernard Pillefer, avec sa double casquette au Conseil départemental et au syndicat précité, a insisté tout en tentant de rassurer les esprits critiques et / ou sceptiques. “Nous atteindrons les 100% de couverture fibre fin 2023. Nous sommes en train notamment de finaliser la partie Sologne. Environ 320 000 prises sont à attribuer. Par contre, il faut s’abonner ! L’offre tarifaire n’est pas plus élevée pour la fibre, je tiens à démystifier. Les gens ne peuvent pas être demandeurs et une fois les infrastructures mises en place, ne pas les utiliser ! ” À bon entendeur connecté…
É.R.