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Mer a perdu André-Michel Faggion qui consacra sa vie au service des autres…

Mer

La grande famille des sapeurs-pompiers de Loir-et-Cher et la population de Mer, unies dans la même peine, ont accompagné, dans la peine, la famille de André-Michel Faggion lors de ses obsèques en l’église Saint-Hilaire de Mer où les honneurs lui ont été rendus, par ses pairs et d’Ancenis pompiers, dès la réception de son cercueil et tout au long de la cérémonie célébrée par le père Sébastien Neuville, curé du secteur paroissial. Et ce, en présence de Maurice Leroy, député, présidents du Conseil départemental et du SDIS 41 ; Claude Denis, conseiller départemental et ancien maire de Mer ; Raymond Gervy, maire de Mer, ainsi que de nombreux élus ou anciens élus du canton mérois et même au-delà.

L’histoire de Mer se confond un peu, surtout dans le domaine des sports et de l’associatif, avec cet homme volontaire, souriant, affable et très coopératif, surtout dans le bénévolat parti à l’aube de ses 78 ans.

Arrivé en 1968 à Mer, comme surveillant des travaux, rattaché à la municipalité, André-Michel Faggion participa à tous les grands chantiers de l’époque qui virent Mer se transformer, petit à petit, pour devenir 6e ville du département, après un passé de gros bourg rural… Entré comme pompier volontaire au centre de secours local, il en devint chef en juillet 1971 pour terminer au grade de capitaine honoraire, après plus de 30 ans de bons et loyaux services. Sous son impulsion, le centre se perfectionna en étant doté de matériel adapté d’abord aux gros accidents routiers qui survenaient, presque chaque semaine, sur la RN 152, ainsi qu’aux possibilités d’intervention sur la centrale proche de Saint-Laurent-Nouan. Défenseur du statut de pompier volontaire, André-Michel Faggion anima, également, l’amicale des sapeurs-pompiers et d’autres structures y rattachées.

Son nom apparaissait souvent, aux premières places, dans les palmarès des cross départementaux et régionaux des sapeurs-pompiers et il fut, aussi, un redoutable tennisman, sans négliger d’autres sports qu’il s’amusait à pratiquer.

Une fois la retraite prise, il repartit, au service des autres, comme maire adjoint en charge des… sports, de la vie associative et de la jeunesse, pendant deux mandats. Il supervisa, ainsi, de l’autre côté du miroir, en élu, cette fois, la construction d’un terrain de football, d’un autre de hockey en synthétique, de diverses structures pour l’athlétisme et du projet cantonal Pôle Jeunesse… etc.

Jeunesse, un mot qu’il adorait car il savait transmettre sa foi, son dynamisme et sa joie de vivre aux générations nouvelles dont bon nombre n’auraient pu le suivre en course à pied ou une raquette à la main. Intransigeant en matière de sécurité, notamment à la suite d’accidents, il savait se montrer joyeux et entraînant dans les instants de décontraction et de relâche. C’était un meneur d’hommes et un citoyen convaincu. Son caractère trempé d’homme natif de l’Est, forgé ensuite par la dureté de la guerre d’Algérie, s’était vite adapté en Val de Loire où il avait ancré sa vie nouvelle. Qu’il y repose en paix, avec le sentiment du devoir plus qu’accompli, au service des autres. Toujours et pour toujours !

Jules Zérizer.

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