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Romorantin : Deux conseils, sinon rien, sans oublier Christophe Thorin

En Sologne, quand les élus se réunissent, c’est tout ou rien du tout. Alors,cette rentrée, les conseils comme à l’accoutumée se succèdaient la même semaine. Un conseil communautaire le 28 septembre, puis un conseil cette fois municipal, le 30 dans l’enceinte de la salle des spectacles de la Pyramide. Et au milieu du show, coulaient (ré)élections, après démissions.
Le préfet de Loir-et-Cher, François Pesneau, ayant réceptionné le mois dernier les démissions de l’adjointe au maire chargée des finances, Sylvie Baudat, et de Christophe Thorin, premier vice-président (VP) de la Communauté de communes du Romorantinais et du Monestois (CCRM), lui aussi responsable des finances, il a fallu revoter et installer deux nouveaux élus. Le maire de Mennetou-sur-Cher, conseiller départemental du canton de Selles-sur-Cher, est passé sur le grill le 28 septembre en conseil communautaire. L’intéressé a démissionné, est parti mais reste quand même … En effet, de premier VP, il est désormais au fond de la classe, à la dernière et 14e place dans la liste, a priori affecté au tourisme. Les autres vice-président(e)s
ont gagné une place; ainsi, Nicole Roger, deuxième VP, devient par exemple première VP. Pour revenir à Christophe Thorin, sa démission – une réaction réprobante suite aux élections départementales de juin 2021 et surtout à l’élection, à droite par la gauche, du président du Conseil départemental de Loir-et-Cher – ne lui aura évidemment pas déroulé le tapis rouge ni généré un bloc anti-système en place, et même lui a quasiment valu un bonnet d’âne, ou tout au moins, sur 46 votants, une urne remplie de 13 bulletins blancs plus 1 nul, 4 pour d’autres conseillers (2 pour Dominique Rétif, maire de Langon; 1 pour Pascal Picard ; maire de Mur-en-Sologne ; 1 pour Gilles Chantier ; maire de Courmemin…), et 28 vraiment pour sa candidature. La déception estivale n’a pas disparu, au regard du score en mode douche écossaise. “Merci aux voix favorables aux quelques collègues qui me soutiennent. Je suis le dernier vice-président le plus mal élu avec un score pitoyable. Je comprends que mes décisions aient pu égarer. Mais c’est un nouveau défi pour moi, pour prouver mes compétences,” a commenté le 14e VP, semblant un brin abattu et dépité. Didier Guénin (PS, groupe d’opposition “Un avenir pour Romo) a noté une “démocratie décidément bien malade dans le Romorantinais et le Monestois ! Le résultat de l’élection s’en est ressenti. Alors que d’habitude, les votes se font à la quasi unanimité dans cette enceinte, ce soir ce sont près de 40% des membres de la CCRM qui n’ont pas voté pour le candidat déclaré pour marquer leur désapprobation devant cette mascarade.”

Cartes redistribuées
Et côté mairie, pour l’ambiance  ? L’élection se passait deux jours plus tard le 30 septembre et ce fut très calme, sans bruit ni cri. La conseillère municipale, Léa Perségol est devenue 5e adjointe en charge de la culture (24 voix favorables, 5 blancs sur 29 bulletins; Jean-Luc Morin prend le relais dans le siège du conseiller). L’adjoint Philippe Seguin, déjà en charge de la sécurité et des services techniques, récupère les dossiers finances, après le départ de Sylvie Baudat qui s’en occupait jusqu’alors. Les cartes communautaires et municipales étant redistribuées, lors de ces deux sessions, l’édile Jeanny Lorgeoux, président de la CCRM, a fait passer ses messages, en profitant de plusieurs points à l’ordre du jour, dont une relative aux Journées Gastronomiques de Sologne, pour amener les mises au point sur le tapis. « Pour certains qui pensent qu’il existe des dérives municipales, il n’y en a pas,” a exprimé l’élu de Romorantin, mais également. « Pour certains qui laissaient croire qu’un certain nombre de dépenses étaient des frais de bouche du maire, cette délibération clarifie pour que chacun prenne ses responsabilités dans les prochaines semaines.” À suivre…

É. Rencien

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Prière de ne pas tirer sur l’ambulance
Y-a-t’il un professionnel de santé dans la salle ? La polémique du docteur Debuire a occupé la fin du conseil municipal du 30 septembre. Le médecin et adjoint Bruno Harnois et le maire Jeanny Lorgeoux (SE) ont tenu à poser un garrot pour stopper l’hémorragie face à un discours de l’opposition PS qu’ils ont qualifié de “faux, bourré d’inepties sur les réseaux sociaux.” Pour raccrocher les wagons, Yannick Cordonnier, secrétaire de la section PS Romorantin et membre du groupe ”Un avenir pour Romo” a cet été indiqué que “le centre de santé communautaire, sis rue Réal des Prés, qui appartenait au pharmacien Rousselet , abritait le Dr Debuire avec des dizaines de patients.” Toujours selon lui, “dans la négociation du rachat par la CCRM, il a dû être acté que Mr. Rousselet mette fin au bail du Dr Debuire au 31 décembre 2021. Aussi à ce jour, il ne sait pas où il va aller.” Bruno Harnois et Jeanny Lorgeoux ont démenti en précisant à leur tour. “Les propos de l’opposition sont fallacieux. Il est hors de question que nous l’expulsions. Encore faut-il qu’il nous contacte! Nous l’avons appelé et il a reçu un courrier. Nous avons une solution pour lui, un bureau à Romorantin. Rappelons qu’il est actuellement logé gratuitement par la ville. Il suffit qu’il nous réponde oui ou non !”
É.R.

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