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Selles-sur-Cher – L’hôpital se met à l’heure chinoise

Trente médecins chinois et le président de la Fédération Mondiale de Médecine Traditionnelle Chinoise (WFCMS) ont rencontré samedi 19 mai les dirigeants de l’hôpital de Selles-sur-Cher dans le cadre du sixième forum pour la coopération internationale et le développement de la médecine traditionnelle chinoise. L’objectif est de développer la connaissance de cette dernière en France. Ces trente médecins experts ont été accueillis par Marie-Dominique Périot, directrice de l’hôpital sellois, afin d’évaluer ensemble les opportunités de collaboration entre médecine traditionnelle chinoise (MTC) et la biomédecine, notamment dans le traitement de la douleur et les soins palliatifs. Cette rencontre, mise en place par le château de Selles, constituait une première dans le Loir-et-Cher et un pas de la part de la vallée du Cher vers l’innovation.

La MTC, une tendance en pleine croissance
Le développement de la médecine traditionnelle chinoise en France répond à une demande croissante d’hôpitaux et de patients. La douleur est de moins en moins acceptée en Europe et nombre de professionnels de la santé recherchent des solutions complémentaires à celles utilisées actuellement par la biomédecine au cours des soins palliatifs. L’objectif est de sensibiliser à la complémentarité des deux médecines dans le traitement de la douleur. L’hôpital et le château de Selles-sur-Cher, la Fédération Mondiale de Médecine Traditionnelle Chinoise et le ministère de la santé chinois, souhaitent lancer l’initiative pour de futurs projets liés.


MTC : kézako ?
La médecine traditionnelle chinoise repose sur une expérience de plus de deux mille ans. Elle vise à sa manière au bien-être, à la prévention, au diagnostic et au traitement des maladies en utilisant des remèdes d’origine végétale, animale et minérale, des thérapies d’ordre psychique, des techniques manuelles et des exercices administrés isolément ou de manière combinée. Ainsi est-il dit que la MTC ne s’intéresse pas seulement aux maladies mais surtout aux malades. Pont entre la réalité et la spiritualité, c’est une science, mais c’est surtout une sagesse.

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