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Une équipe soigne l’obésité à l’hôpital de Blois

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Dans le cadre de la Journée européenne de l’obésité qui a eu lieu le 26 mai dernier, le centre hospitalier de Blois (CHB) a présenté sa filière bariatrique qui a été créée il y a un an.

Depuis mai 2015, le centre hospitalier de Blois (CHB) a créé une filière pour traiter l’obésité. Les patients atteints d’obésité, adultes et enfants, bénéficient ainsi d’une prise en charge spécifique avec des soins adaptés grâce à une équipe composée de diététiciennes, de chirurgiens, d’un médecin nutritionniste, d’une cadre de santé, d’une infirmière et d’un psychologue. Actuellement, 80 patients sont suivis et sept interventions chirurgicales ont déjà été pratiquées. « Nous avons une vraie équipe structurée concernant l’obésité pour une prise en charge globale des patients », explique Olivier Servaire-Lorenzet, directeur du CHB, avant de poursuivre : « Cette action s’inscrit dans une dynamique de territoire et nous proposons ainsi une nouvelle offre de chirurgie bariatrique qui s’adresse à toutes les personnes du Loir-et-Cher ». En effet, l’obésité est une maladie fréquente qui touche environ 15 % de la population française, un chiffre qui a doublé ces vingt dernières années. En région Centre – Val-de-Loire, il y a actuellement 16,5 % de personnes en obésité (330 000 dans le Loir-et-Cher). Ce problème de santé publique peut être relié à différents facteurs : la génétique, la sédentarisation de la population ou encore des troubles du comportement alimentaire mais aussi un contexte sociétal et personnel. « Cette maladie engendre des problèmes vasculaires, des troubles respiratoires, mais aussi des souffrances physiques et psychologiques et augmente les risques de cancers de tous types », précise le docteur Régis Piquemal, responsable médical de l’unité transversale de diététique et de nutrition. Les personnes atteintes d’obésité sont, en majorité, envoyées par leur médecin traitant vers l’unité de diététique et de nutrition de l’hôpital. Leur prise en charge est alors multidisciplinaire et s’étale sur 6 à 8 mois. Un bilan médical complet est réalisé par les diététiciens et psychologues ainsi que des examens comme l’enregistrement du sommeil. Suite à ces nombreux examens, cela
peut éventuellement déboucher sur une opération chirurgicale. La plus pratiquée est la sleeve gastrectomie. « On coupe l’estomac sur toute sa hauteur et on le réduit à un tube de 2,5 centimètres environ, cela a pour conséquence d’enlever l’hormone de satiété et le patient n’a plus faim », explique le docteur Luc Dalmasso, praticien hospitalier en chirurgie digestive. L’autre possibilité est le by-pass gastrique qui joue sur la malabsorption donc la perte de poids. Cependant, cette opération va créer des carences car il n’y a plus d’absorption de vitamines. Cela nécessitera donc de prendre des médicaments à vie. Mais la chirurgie n’est pas une solution miracle car si elle sert à perdre du poids rapidement, le plus difficile est de ne pas le reprendre. « Quelle que soit la technique, si les patients ne changent pas leur comportement alimentaire, ça ne fonctionnera pas », confirme le docteur Dalmasso. D’où l’importance du suivi des patients après une intervention mais aussi de leur entourage par leur médecin traitant et différents professionnels de santé. L’unité de diététique et de nutrition s’appuie aussi sur des partenaires comme le réseau « Santé nutrition diabète 41 ».

Chloé Cartier-Santino

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