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Vingt-six foyers choisissent de prendre la plume (de basse-cour), pour la planète

 

« Des poules dans mon jardin, des déchets en moins. » Nous vous en avions déjà parlé : une opération test est conjointement lancée par la communauté d’agglomération de Blois, Agglopolys et Val-Eco. Les familles d’accueil ont été sélectionnées, avant l’arrivée des volatiles dans leurs nouvelles pénates en juin.

Quand les poules auront des dents ? Non, maintenant. Un poulailler partagé a déjà vu le jour à la Chaussée Saint-Victor et ce n’est qu’un début. Un pas supplémentaire est franchi ce printemps : cent candidatures ont été reçues, et ce sont finalement vingt-six chanceux et chanceuses qui ont été retenus pour héberger des oiseaux de basse-cour dans leur jardin. Ils et elles viennent de Blois, mais aussi de Cheverny, Saint-Gervais-la-Forêt… Ils et elles sont jeunes ou plus âgés, ont des enfants ou non. Une diversité de profils et un point commun néanmoins : un poulailler d’une valeur de 170 euros leur a été remis jeudi 17 mai ; pour les deux poules attribuées, il leur faudra attendre le comice de Candé-sur-Beuvron et le dimanche 17 juin pour faire connaissance avec soit des racées de Contres, soit des stylées rousses. C’est l’éleveuse Adèle Champdavoine, éleveuse et maraîchère à Arville, dans le nord du département, qui leur cèdera les spécimens ailés.

Gagnant-gagnant

Cette opération pilote a pour but de réduire les déchets des uns et des autres, et d’adopter au quotidien des gestes éco-responsables. Est-il nécessaire de rappeler qu’une poule possède un régime alimentaire omnivore et de fait, peut finir les restes ou encore engloutir les mauvaises herbes. « Gruyère râpé, gazon coupé, orties, paquet de farine éclaté… Les poules ont un bon appétit ! Il faut par contre éviter de leur donner des coquilles d’oeufs, sous peine qu’elles détruisent leurs propres oeufs ensuite. Il faut les protéger des renards et des chiens, » a conseillé Adèle Champdavoine. « Je suis très contente que toutes ces personnes s’engagent dans cette aventure, c’est bon pour la planète et si à notre échelle, avec de petits gestes, on peut limiter les dégâts, c’est positif. » Positif, c’est certain, lorsque l’on voit les sourires affichés sur les visages lauréats. « Nous possédons déjà un composteur à la maison, cela permettra d’aller plus loin, » confient les trentenaires blésois Laura et Jimmy, accompagnés de leur jeune fils, Mathéo. « Quand on a reçu le courrier confirmant notre participation, nous n’en sommes pas revenus, » ont expliqué à leur tour Claude et Marie-Dominique, un couple de retraités demeurant à Cheverny. « Nous sommes très heureux de cette nouvelle. Nous avons des petits-enfants, ça va leur plaire aussi, ils iront ramasser les oeufs frais. » Et roule ma poule !

E.R.

 

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