En campagne… Par Pierre Belsoeur et Fabrice Simoes


Les individuels avec ou sans le sou 

Il habite dans une cabane sans eau ni électricité au milieu d’un capharnaüm d’objets divers et distribue des écrits incohérents. Et pourtant Patrick Bouyat une nouvelle fois a trouvé une suppléante et réussi à faire enregistrer son inscription sur la liste officielle. Un exploit.

Gilles Peyrot des Gachons-Crozat et Yann Dubois de la Sablonière ont de tous autres moyens pour faire campagne même s’ils ont en commun avec Patrick Bouyat de ne représenter qu’eux-mêmes. Ce besoin de s’exposer est assez peu compréhensible de la part d’un esprit rationnel, mais la démocratie leur donne ce droit et l’Etat prend en charge la campagne (le minimum légal) des candidats indigents.


Changement d’échelle 

Auparavant Pierre Schwarz était une sorte d’Emmanuel Macron. En plus petit. Il ne s’engageait que dans l’élection présidentielle. Il n’a malheureusement jamais réussi à passer le seuil des cinq cents signatures nécessaires pour se qualifier (deux échecs en 2012 et 2017). Cette fois-ci le candidat va enfin pouvoir rencontrer le citoyen puisque ce Reuillois est candidat dans la deuxième circonscription. Il pourra mesurer, à échelle réduite certes, le niveau exact de sa popularité.


Les Verts veulent retrouver des couleurs 

Europe Ecologie les Verts est de retour. Les écologistes avaient un peu disparu des écrans, gardant tout de même un élu régional -à la différence du Front de Gauche- grâce à leur alliance avec les socialistes dès le premier tour. Sans référence à la présidentielle (ils avaient rejoint Hamon avec le succès que l’on connait) ils vont sonder l’Indre en essayant de rassembler un maximum de voix grâce à leurs candidats dans les deux circonscriptions. Avec plus de 1% des voix l’opération sera déjà bénéficiaire.


Louis Cosyns, renonce à se présenter 

Le candidat Les Républicains aux élections législatives dans la 3e circonscription du Cher, impliqué dans un accident de la route mortel, a annoncé lundi sa décision de «retirer (sa) candidature» par «respect» pour la «famille endeuillée».  Louis Cosyns a dit dans un communiqué ne pas se sentir «la force de continuer le combat politique alors qu’une personne est décédée et laisse une famille endeuillée». «Humainement et en respect pour cette famille, j’ai décidé de retirer ma candidature pour les prochaines élections législatives», ajoute-t-il. Malgré ce retrait, Louis Cosyns reste officiellement en lice pour les législatives, sa candidature ayant été validée en préfecture. Mais dans les faits, l’élu demandera le retrait de ses bulletins de vote, y compris le jour du scrutin. Toutefois, si un bulletin de vote à son nom est déposé dans l’urne le jour du vote, il restera valide aux yeux du code électoral.


Financement participatif 

Charly Perragin a décidé de se présenter en candidat libre, comme au BAC ou au Brevet, pour les élections législatives. Il veut, pour les années à venir, représenter les gens de la deuxième circonscription du Cher, et aussi « faire bouger les lignes politiques » mais, pour ce faire il a besoin de soutien financier. Parce que « l’élection législative de juin prochain concerne près de 70 000 électeurs… Une campagne électorale efficace, pour une circonscription de cette taille, nécessite des moyens financiers… » et comme « la campagne ne sera pas prise en charge par un parti politique… Vous pouvez verser votre participation par chèque à l’ordre de mon mandataire financier. Il vous sera remis un certificat fiscal … »


Écologie Bleue en soutien

Le mouvement Écologie Bleue, créé par Patrice Hernu à la fin des années 90, soutient au moins deux candidats dans le Cher, l’un dans la 1ère Circonscription, avec Laurent Sorcelle, l’autre, Sophie Bertrand, dans la deuxième circo. Le premier est UDI et aura comme adversaire un candidat LR en autres, la seconde est étiquetée LR et bénéficie aussi du soutien de l’UDI. Sur le coup, fidèle à sa devise « penser global, agir local » la direction du mouvement a fait la part des choses.