Contres : CCI et municipalités au chevet du commerce de proximité

Une convention pour la promotion des commerces entre la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Loir-et-Cher et la Communauté de communes Val de Cher Controis a été signée mercredi 4 septembre. Un manager du commerce a dans la foulée été recruté.
Contres, Montrichard, Saint-Aignan et Selles-sur-Cher. Quatre petites villes sont ciblées dans la convention récemment conclue. Jean-Charles Guillon, le manager missionné, aura quatre mois pour Pour bien comprendre les tenants et aboutissants, Yvan Saumet, le président de la CCI, explique non sans humour. «Si on veut que le Val de Cher Controis reste attractif, on peut évidemment compter sur le dynamisme du maire de Contres, Jean-Luc Brault ! Mais aussi sur un diagnostic pour être pragmatique et trouver un début de solution. Car il existe des villes moyennes qui ne sont pas ciblées dans le plan national et les aides « action coeur de ville » mais qui méritent néanmoins d’être soutenues. » Garder le dernier commerce ou le recréer constitue actuellement un véritable enjeu de territoire. Les exemples, dans un sens comme dans l’autre, sont nombreux : une perte de boulanger à Gy-en-Sologne, une fermeture de la pharmacie de Chémery, avec a contrario une supérette Vival de Contres qui fonctionne bien. Jean-Charles Guillon, le manager missionné – qui affiche une quinzaine d’années d’expérience sur son CV (pépinière d’entreprises du Futuroscope, CCI Loir-et-Cher et Touraine, cabinet privé, campagnes de financement participatif; travail sur les questions de transmission et reprise d’entreprises, sur les dispositifs en lien avec Pôle emploi, etc.) et travaillera en corrélation avec les maires des différentes municipalités concernées – aura ainsi quatre mois pour faire ses preuves sur ledit terrain de jeu à baliser. Et l’édile Jean-Luc Brault tient à préciser, avant tout commentaire désobligeant et raccourci pré-électoral vite opéré. « Je ne l’ai pas embauché, je n’ai pas participé au recrutement, mais la CCI, oui. Pour le reste, mars 2020 sera le juge… » Passées ses considérations d’urnes, dans le détail, ce manager sera en temps partagé entre la CCI et l’intercommunalité, et c’est bien la chambre consulaire qui prend le risque dans l’affaire lancée. « Ce poste est à inventer car la taille de la collectivité n’est pas suffisante pour partir sur un emploi temps plein. Si au 31 décembre, cela n’apporte rien à la communauté de communes, on arrêtera et on assumera. Si cela marche, on ajustera, » spécifie à son tour Yvan Saumet. Rendez-vous pris donc dans quatre mois.
É.R.