L’école traditionnaliste l’Angélus demande l’annulation de sa fermeture

L’école catholique traditionaliste privée hors contrat l’Angélus à Presly (Cher) visée par une enquête pour punitions physiques, privation d’aliments et agressions sexuelles a demandé l’annulation de l’arrêté préfectoral de fermeture temporaire de l’établissement. Me Alexandre Varaut du barreau de Paris a déposé hier un référé suspension contre l’exécution de l’arrêté préfectoral au tribunal administratif d’Orléans qui l’examinera le 23 juin.

« En attendant une décision sur le fond du dossier, dans une autre procédure que nous avons également lancé, ce référé suspension, qui porte sur la forme, a pour but d’obtenir la réouverture de l’école », explique Me Varaut.

Des “événements mineurs”

Dans un communiqué l’avocat de l’abbé Régis Spinoza qui dirige l’établissement ouvert depuis 2010 évoque « des événements mineurs et d’une parfaite banalité » et attribue l’affaire soulevée à « une vengeance personnelle et aux calomnies de deux anciens enseignants de l’établissement ».

Joël Garrigue, procureur de la République de Bourges, a expliqué que les soupçons portaient sur des violences, des agressions sexuelles, du travail dissimulé et des « infractions d’ordre économique et financier ». Placé brièvement en garde à vue, présumé innocent, l’abbé Régis Spinoza, 46 ans, a été relâché. L’école accueille 109 élèves de la petite section à la terminale.

Dysfonctionnements constatés?

Lors de la perquisition à l’école vendredi 2 juin, les enquêteurs ont fait appel à un service vétérinaire pour analyser les aliments. Ils auraient découvert que de nombreux produits, notamment laitiers, étaient périmés ou conservés à mauvaise température. Des élèves auraient confirmé que le personnel de l’établissement leur servait régulièrement des plats impropres à la consommation.

En outre, les gendarmes ont saisi de nombreux documents comptables. Ils se demandent si certains bénévoles parmi le personnel et le corps enseignant n’occupaient pas un réel emploi, sans bénéficier de contrat de travail. D’où la qualification retenue de « travail dissimulé ».

Enfin, le chef « d’escroquerie » concerne les frais d’inscription. « L’école est censée être à but non lucratif. Mais au regard du prix de la scolarité, 550 euros par mois et par enfant et des prestations fournies aux élèves, il est légitime de se demander s’il n’y a pas eu enrichissement », dit-on de source proche des investigations.

Enquêtes en cours

Les auditions d’anciens et actuels élèves vont se poursuivre. Du matériel informatique est également en cours d’analyse. L’abbé Spinoza, fondateur de la Fraternité Enseignante des Cœurs de Jésus et de Marie, devrait être réentendu plus longuement. Le procureur de Bourges veut que son enquête avance le plus rapidement possible pour permettre aux autorités de décider de la fermeture définitive de l’établissement ou de sa réouverture à la rentrée. Des investigations sont également menées sur le passé du directeur. Avant d’arriver dans le Cher au début des années 2010, il était prêtre et directeur pédagogique d’une autre école catholique hors contrat à Bordeaux.

F.C.

Source : MagCentre
www.magcentre.fr
Media Internet

L’école traditionnaliste l’Angélus demande l’annulation de sa fermeture

L’école catholique traditionaliste privée hors contrat l’Angélus à Presly (Cher) visée par une enquête pour punitions physiques, privation d’aliments et agressions sexuelles a demandé l’annulation de l’arrêté préfectoral de fermeture temporaire de l’établissement. Me Alexandre Varaut du barreau de Paris a déposé hier un référé suspension contre l’exécution de l’arrêté préfectoral au tribunal administratif d’Orléans qui l’examinera le 23 juin.

« En attendant une décision sur le fond du dossier, dans une autre procédure que nous avons également lancé, ce référé suspension, qui porte sur la forme, a pour but d’obtenir la réouverture de l’école », explique Me Varaut.

Des “événements mineurs”

Dans un communiqué l’avocat de l’abbé Régis Spinoza qui dirige l’établissement ouvert depuis 2010 évoque « des événements mineurs et d’une parfaite banalité » et attribue l’affaire soulevée à « une vengeance personnelle et aux calomnies de deux anciens enseignants de l’établissement ».

Joël Garrigue, procureur de la République de Bourges, a expliqué que les soupçons portaient sur des violences, des agressions sexuelles, du travail dissimulé et des « infractions d’ordre économique et financier ». Placé brièvement en garde à vue, présumé innocent, l’abbé Régis Spinoza, 46 ans, a été relâché. L’école accueille 109 élèves de la petite section à la terminale.

Dysfonctionnements constatés?

Lors de la perquisition à l’école vendredi 2 juin, les enquêteurs ont fait appel à un service vétérinaire pour analyser les aliments. Ils auraient découvert que de nombreux produits, notamment laitiers, étaient périmés ou conservés à mauvaise température. Des élèves auraient confirmé que le personnel de l’établissement leur servait régulièrement des plats impropres à la consommation.

En outre, les gendarmes ont saisi de nombreux documents comptables. Ils se demandent si certains bénévoles parmi le personnel et le corps enseignant n’occupaient pas un réel emploi, sans bénéficier de contrat de travail. D’où la qualification retenue de « travail dissimulé ».

Enfin, le chef « d’escroquerie » concerne les frais d’inscription. « L’école est censée être à but non lucratif. Mais au regard du prix de la scolarité, 550 euros par mois et par enfant et des prestations fournies aux élèves, il est légitime de se demander s’il n’y a pas eu enrichissement », dit-on de source proche des investigations.

Enquêtes en cours

Les auditions d’anciens et actuels élèves vont se poursuivre. Du matériel informatique est également en cours d’analyse. L’abbé Spinoza, fondateur de la Fraternité Enseignante des Cœurs de Jésus et de Marie, devrait être réentendu plus longuement. Le procureur de Bourges veut que son enquête avance le plus rapidement possible pour permettre aux autorités de décider de la fermeture définitive de l’établissement ou de sa réouverture à la rentrée. Des investigations sont également menées sur le passé du directeur. Avant d’arriver dans le Cher au début des années 2010, il était prêtre et directeur pédagogique d’une autre école catholique hors contrat à Bordeaux.

F.C.

Source : MagCentre
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