Les territoires au cœur du 60e congrès des maires de Loir-et-Cher


Le 60e congrès des maires de Loir-et-Cher, le mardi 1er octobre, à La Halle aux grains de Blois, sera très important dans la mesure où près de 40% des premiers magistrats (moyenne nationale) de Loir-et-Cher ne seront pas présents au 61e…
Cela n’empêchera pas le programme prévu, en relation avec le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement (CAUE41) et L’Observatoire de l’Économie et des Territoires (OÉT41) et divers autres partenaires, de se dérouler, avec la 3e édition du Carrefour des Territoires et toutes les initiatives innovantes engagées dans lesdits territoires.
Tables rondes, ateliers, plateformes, conseils divers et variés…animeront la journée complète pour laquelle il est possible de s’inscrire et de connaître tous les détails (www.maires41.fr).
L’invitée d’honneur sera Agnès Le Brun, maire de Morlaix, conseillère régionale de Bretagne, vice-présidente de l’association des maires de France et professeur hors classe de lettres classiques.
«Ce congrès sera l’occasion de nous retrouver entre pairs, d’échanger et de nous conforter dans nos missions, surtout les plus délicates. Ce sera l’occasion, aussi, d’honorer l’engagement des maires, malmenés au début du mandat présidentiel et de rendre hommage à ceux qui se sont investis dans leurs communes, même, au risque de leur vie, comme, récemment à Signes» a précisé Catherine Lhéritier, vice-présidente du Conseil départemental (Onzain), maire de Chouzy-sur-Cisse et présidente de l’association des maires de Loir-et-Cher, en présence de Claudette Bourgueil, maire de Lancôme, et Caroline Soudée, directrice de ladite association.
Moins d’un an avant les échéances électorales municipales, le congrès sera axé sur la valorisation du mandat de maire et les questions d’actualités rattachées à cette fonction.
«Le message doit être positif envers les élus en place et ceux qui vont briguer un mandat. Il s’agit de motiver les troupes car le maire a, plus que jamais, sa place dans la société actuelle. Il doit bénéficier de considérations politiques, juridiques et constitutionnelles, et , notamment, celle du fondement de la décentralisation. Le respect du maire passe, aussi, par sa reconnaissance pleine et entière au travers des compétences de la commune et de ses compétences propres. La place de la commune dans la gouvernance locale pose aussi la question du lien entre commune et intercommunalité» appuie Catherine Lhéritier qui évoque, également les conséquences de la suppression de la taxe d’habitation sur les finances communales ; la restructuration des directions départementales des finances publiques (DDFIP), la sécheresse et le fondement (?) des arrêtés de catastrophes naturelles, l’avenir du dispositif pour accompagner financièrement les collectivités dans les aménagements nécessaires pour s’adapter aux enjeux climatiques…
Toutes ces questions ne manqueront pas d’interpeller, également, outre l’invitée d’honneur de ce 60e congrès, le ministre chargé des relations avec le Parlement, Marc Fesneau, qui même, local et très apprécié sur ses terres, risque d’être pressé de questions d’actualité chaude. Il aura donc, avec Agnès Le Brun, le challenge de relever le défi de ce rendez-vous important à la veille d’un autre, en mars 2020.
Jules Zérizer