Nicolas Viault :1 Marc Gricourt :0 Et après ?

L’architecte blésois a été acquitté fin janvier face au maire qui le poursuivait en diffamation. Mais du pain demeure sur la planche pour cela qui se présente comme un lanceur d’alerte, défenseur du patrimoine.

2 500 euros d’économie. Nicolas Viault n’aura pas à débourser cette somme, le tribunal correctionnel de Blois l’ayant récemment relaxé dans une histoire de bancs publics inadéquats pointés du doigt, sur fond d’insinuations accusant l’édile d’avoir favorisé une entreprise plutôt qu’une autre concernant ce marché. Un déboutement de l’élu, un soulagement pour le citoyen. Dénouement inattendu car il semblait pratiquement acquis que la balance allait pencher vers le premier bord, la partie adverse ayant déjà été condamnée lors d’un précédent procès. « Je suis très content de cette issue. » Même si l’intéressé regrette l’absence de Marc Gricourt le jour du procès, même s’il ne semble pas prêt d’arrêter son combat. « Mon patrimoine, ma bataille », pourrait-on presque résumer. Pour preuve, Nicolas Viault planche en effet déjà sur des recours ici et là, ne lâchant pas le morceau, alors qu’il s’apprêtait à se ressourcer quelques jours à Venise. À peine sorti de l’auberge, le jeune homme remet le couvert… Le premier concernant un ensemble immobilier prévu dans le quartier Vienne sur le site de l’ancien hôpital psychiatrique du Clos Saint-Saturnin, le second relatif au dossier du futur projet commercial St-Vincent dans le centre-ville. « Pour le dossier immobilier, nous attendons la réponse du tribunal administratif d’Orléans début février, » explicite l’architecte « trouble-fête ». « Quant à St-Vincent, on ne sait toujours pas quelles enseignes vont venir d’installer. Mac Donalds ? H&M ? Tout ça au pied du château de Blois, haut lieu du patrimoine du Val de Loire, ce n’est pas sérieux ! » Et cette démolition « lettrée », et ces toits, et ces coursives, et caetera, et caetera. Nous ne dévoilerons pas la surprise, une contestation, sous l’égide de l’association Blois patrimoine paysage environnement cadre de vie, relative à différents points, étant donc sur les rails. On n’a, par conséquent, pas fini d’en entendre parler. Le jeu du chat et de la souris se poursuit, à savoir qui mangera qui à la fin…

 

É. Rencien