Retour sur – Les Rendez-Vous de l’Histoire ont soufflé leurs bougies, eurêka !

Retour sur – Les Rendez-Vous de l’Histoire ont soufflé leurs bougies, eurêka !

La manifestation aura encore attiré la foule du 4 au 8 octobre. Du haut de ses vingt ans, elle n’a pas pris une ride en continuant d’attirer son lot de personnalités chaque édition. François Baroin, Najat Vallaud-Belkacem, Michel Serres, Abd Al Malik…. Sans oublier deux ministres, Françoise Nyssen côté culture et Jean-Michel Blanquer pour la partie Éducation nationale. Début octobre, les Rendez-Vous de l’Histoire résonnaient de façon particulière à Blois avec un anniversaire, celui des 20 ans. Pour rappel, c’est le maire de l’époque, Jack Lang, qui a créé l’évènement. Après avoir poussé des cris d’ « Eurêka » cette année, le public a déjà noté qu’à Blois, l’automne prochain, il mesurera la puissance des images. En attendant, retrouvez les nôtres d’images dans cette page !


XXe festival en images

Photos signées Alberto Rodriguez Perez 

Cédric Villani

Député de la République en marche de l’Essonne, mathématicien, professeur à l’université de Lyon et médaille Fields en 2010, il a été le président de cette XXe édition. Lors de sa conférence inaugurale, le mathématicien s’est réjoui de l’interdisciplinarité dans le monde des sciences tout en passant en revue les petits et grands Eurêka.

Ascenseur social

« L’ascenseur social », est-il aujourd’hui en panne ? Le parcours de Najat Vallaud-Belkacem, qui l’évoque dans son livre « La vie a plus d’imagination que toi » (Grasset), et celui de Marc Gricourt en témoignent. Ils se sont largement expliqués lors de la table ronde modérée par Faïza Garel-Younsi, journaliste présentatrice à France 3 Centre-Val de Loire. Reste à savoir si leur parcours est reproductible.

Rendez-vous l’année prochaine ! 

Chaque année, les Rendez-Vous de l’Histoire de Blois accueillent 30.000 personnes soucieuses de mieux comprendre le monde. L’édition 2017, au fil rouge baptisé « Eurêka », a encore fait le plein pour ses 20 ans comme l’a prouvé du 4 au 8 octobre l’hémicycle de la Halle aux Grains complet. Tout ça en toute sécurité, avec une présence policière renforcée aux abords de la manifestation. Il faut désormais patienter jusqu’en 2018 pour voir revenir l’évènement à Blois et se pencher cette fois sur la puissance des images. Tout un programme que nous attendons avec impatience.


Une faute : meilleur score pour la dictée historique 

À l’occasion des Rendez-vous de l’histoire, les bibliothèques d’Agglopolys organisaient la première. Dictée historique, sous la férule d’une personnalité éminente de la discipline, Michel Winock, professeur d’histoire contemporaine à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. 70 candidats étaient présents samedi 7 octobre au Jeu de Paume pour se confronter aux subtilités d’un texte de Germaine de Staël, extrait de « Dix années d’exil ». Les résultats ont été proclamé dimanche matin, en présence de Christophe Degruelle, président d’Agglopolys, et Olivier Labbé, de la Librairie Labbé de Blois, partenaire : Aucune copie sans faute. 3 personnes ont fait 1 faute. Le vainqueur a été désigné (conformément au règlement) par tirage au sort parmi ces trois personnes.

Le lauréat : Alain Jannau, cadre administratif domicilié à Blois.

Les deux autres personnes ayant fait 1 faute : Étienne Buirette et Jean-Luc France.


Des Rendez-vous, du beau monde… et des annonces

Aux Rendez-Vous de l’Histoire à Blois, c’est devenu une tradition. Le vendredi, c’est ministres ! Et ce n’est pas un mais bien deux membres du Gouvernement qui ont été accueillis le 6 octobre à la Halle aux Grains. Avec, dans leur sillage, un lot de nouvelles à venir.

Si le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a affirmé à Blois son attention particulière quant à l’enseignement de l’histoire-géographie au brevet des collèges et au baccalauréat, Françoise Nyssen, ministre de la Culture a parlé d’ « émerveillement », selon elle « première règle pour notre cerveau ». Cet émerveillement passe sans aucun doute par les chiffres : le budget de l’éducation artistique et culturelle sera en 2018 porté à 114 millions d’euros, soit 35 M€ de plus par rapport à 2017. « Une hausse historique, » a même insisté Françoise Nyssen. Sans oublier des promesses de campagne sur le point de devenir réalité : une expérimentation sera en effet lancée dès l’année prochaine, celle de la mise en place d’un Pass culture. Soit une aide de 500 € destinée aux jeunes âgés de 18 ans, idée qui figurait au passage dans le programme électoral d’Emmanuel Macron. Là encore, des sous, des sous : cinq M€ seront dédiés à ce Pass. En attendant et pour fermer cette joyeuse boucle, il convient de préciser qu’une convention de coopération pour le cinéma et l’image animée a été signée vendredi 6 octobre à Blois, entre les deux ministres précités, ainsi que François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire, Frédérique Bredin, présidente du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée), et Philippe Germain, directeur général de l’Agence régionale Ciclic. Pourquoi faire ? Le CNC a mis en place des dispositifs de soutien à la production audiovisuelle et cinématographique, en collaboration avec les régions pour accroître la place du secteur du cinéma et de l’audiovisuel dans les territoires. Suite à la concertation des acteurs territoriaux, les différents partenaires souhaitent donc pour la période 2017-2019 approfondir cette politique menée en Centre-Val de Loire et encourager la mise en place d’écosystèmes locaux ainsi que le développement d’une économie de la création.  « Nous avons fait le choix de mobiliser des  moyens régionaux dans la formation des jeunes et pour l’accès à la culture en général. Cela concerne aussi la création,» a justifié François Bonneau en évoquant le cas récent de deux films financièrement soutenus, « 120 battements par minute » de Robin Campillo et « l’École Buissonnière » de Nicolas Vanier.  Vous l’aurez compris, le train, éducatif et culturel tout au moins, est sur les rails… en marche.

Émilie Rencien


Franc-maçonnerie : « une idée neuve » pour le tricentenaire

Le tricentenaire de cette naissance a été l’occasion de revenir sur ses sources, son histoire et ses valeurs lors de la XXe édition des « Rendez-vous de l’Histoire ».

L’association Culture et Patrimoine maçonnique en Région Centre, organisateur des « Rendez vous maçonniques de Blois », s’est associée avec l’Institut Maçonnique de France afin de célébrer son tricentenaire. « Pour fêter le tricentenaire, nous avons souhaité partager, sur une demi-journée d’étude, autour du thème « la Franc Maçonnerie une idée neuve ! », a expliqué Roger Dachez, président de l’Institut Maçonnique de France. « Ainsi, trois conférences-débats, « 1717 : l’invention de la Franc-Maçonnerie ! », « Eurêka ! les femmes découvrent la Franc-Maçonnerie ! », et « 2017 : l’initiation maçonnique, pour quelles découvertes ? » se sont déroulés lors d’une demie journée d’étude dimanche 8 octobre. En préambule, neuf Grands Maîtres des principales obédiences françaises (GODF-GLFF-DH-GLMU-GMLF-GLDF-GLAMF-GLTSO-LNF), représentant 130 000 francs-maçons sur les 160 000 que dénombre la France, se sont présentés face à la presse pour réagir aux questions d’actualité telles que les religions ou encore la place de la franc-maçonnerie dans la société. Sans oublier la laïcité, et à travers elle, l’égalité homme-femme. « Nous nous efforçons d’être présents au monde, de transmettre les valeurs intellectuelles et éthiques qui sont les fondements de la démarche maçonnique », poursuit Roger Dachez. « Nous encourageons les citoyens à devenir plus responsables, plus éclairés et capables de faire en toute liberté les choix civiques qu’ils peuvent fixer », a-t-il conclut. La franc-maçonnerie s’est donné le concept d’obédience il y a 300 ans, au moment où quatre loges décident, à Londres le 24 juin 1717, de créer la première obédience : la Grande Loge de Londres et de Westminster. Ainsi naissait la franc-maçonnerie sous sa forme moderne, proclamant dès lors la tolérance religieuse.

ARP