Surveillance permanente de l’environnement autour de la centrale

Tous les ans, un bilan radio-écologique est réalisé à la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux et chaque jour, une tournée est effectuée par du personnel spécialisé pour contrôler son impact sur l’environnement.

Dominique Briant, technicien préleveur à la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux, vient relever les mesures du jour à la station météo et vérifier le bon fonctionnement des appareils.

« La centrale est dans une environnement classé au patrimoine de l’Unesco. Notre objectif est donc d’améliorer en permanence notre impact sur l’environnement grâce à une surveillance continue de nos actions », explique Jean-Claude Cervantes, directeur de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux. Des ressources et du personnel sont donc dédiés à la surveillance constante de l’environnement et la diminution, à la source, de la production d’effluents. « Nous utilisons le recyclage et pour diminuer encore les rejets de substances radioactives ou chimiques, les effluents sont traités et placés dans un réservoir de stockage avant leur rejet pour les analyser et les contrôler », précise David Pethe, directeur environnement. De plus, les alentours de la centrale sont sous surveillance permanente. C’est le but de la « tournée environnement » qui est effectuée chaque jour par un technicien préleveur du service laboratoire chimie/environnement. Il réalise un circuit dans un rayon de 1 à 10 km autour de la centrale sur les 8 stations de contrôles (station météo, stations aérosols et stations de prélèvements en Loire, en aval et en amont du point de rejet). Des dizaines de mesures sont réalisées notamment sur des filtres aérosols qui captent les particules dans l’air chaque jour, l’eau de la Loire prélevée chaque heure pour vérifier ses paramètres physico-chimiques, le tritium atmosphérique (élément radioactif) prélevé chaque semaine, l’eau de pluie collectée deux fois par mois, les rayonnements gamma mesurés en continu dans l’air mais aussi sur des analyses dans le lait et les végétaux. Ce sont 22 000 prélèvements dans l’année qui sont réalisés et les techniciens parcourent 19 000 km par an, qui depuis fin juin sont effectués en voiture électrique. Tous les échantillons sont analysés dans le laboratoire de la centrale, situé à Muides-sur-Loire, équipé de matériel de pointe. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) vérifie ensuite les analyses de son côté. Les résultats sont accessibles à tous.

Chloé Cartier-Santino