Blois Hôtel-Dieu : un long feuilleton

Suite à une réunion publique d’Histoire et Patrimoine en octobre et notre article sur www.lepetitsolognot.fr/blois-lhotel-dieu-vendu-continue-de-dechainer-les-passions/, l’association des Amis de l’Hôtel-Dieu tient à un droit de réponse que nous publions ci-après.
Depuis 2019, de nombreux articles ont déjà été rédigés dans nos colonnes papier et sur notre site Web, sur le sujet (www.lepetitsolognot.fr/blois-les-amis-de-lhotel-dieu-affirment-leur-non-face-a-la-mairie/; www.lepetitsolognot.fr/blois-une-association-les-amis-de-lhotel-dieu-dans-les-cartons-de-malik-benakcha/; etc.). L’association des Amis de l’Hôtel-Dieu, par la voix de Xavier Anquetin, son secrétaire, veut toutefois ajouter un propos supplémentaire, suite à un nouveau papier cet automne 2023 (www.lepetitsolognot.fr/blois-lhotel-dieu-vendu-continue-de-dechainer-les-passions/). Nous le publions donc; ce dernier explique que pour lui, “L’article relatif à la réunion organisée le 29 septembre dernier par l’opérateur Histoire et Patrimoine nécessite des précisions et quelques corrections. L’affirmation, même sous forme d’interrogation, que l’action des Amis de l’Hôtel-Dieu est de nature politique et dictée par « un règlement sous-jacent de comptes politiques avec la mairie ? » constitue une insinuation hors de propos et ne repose sur aucune preuve ou donnée solide. L’association, comme tout citoyen, peut contester et former des recours contre des décisions qu’elle juge contraires à l’intérêt collectif, ce qui est le cas pour l’Hôtel-Dieu, privatisé pour être transformé en une centaine de logements. La qualité des prestations d’Histoire et Patrimoine n’a jamais été mise en cause. Mais que signifie la restauration d’un site majeur du patrimoine pour en priver ensuite les Blésois et plus largement la collectivité ? De plus, l’association est reconnue depuis 2020 d’Intérêt Général, statut accordé en fonction d’objectifs à caractère « philanthropique, social, sportif, environnemental, pédagogique, culturel ou concourant à la mise en valeur du patrimoine artistique et à la défense de l’environnement naturel », ce qui exclut toute querelle politique. Au contraire, l’action des Amis de l’Hôtel-Dieu est guidée par trois objectifs : conserver dans le domaine public une grande partie de ce site et lui donner une destination culturelle et touristique avec les retombées économiques qui en résulteront ; éviter la catastrophe écologique qu’entraînera la création de 111 places de parking ; préserver une partie du site pour la création de logements par Histoire et Patrimoine. Les projets défendus par l’association, assortis d’un budget estimatif qui en montre la faisabilité, correspondent aux orientations indiquées ci-dessus et ont toujours été présentés à Histoire et Patrimoine en proposant une collaboration pour leur réalisation et leur exploitation : un Musée / Centre d’information sur la Renaissance et les Châteaux de la Loire ; Blois, ville royale située au cœur du Val de Loire peut devenir un lieu d’exception pour une information sur ces thèmes et la promotion de la Région, valorisant ainsi l’attrait touristique de celle-ci. Cette proposition ne change en rien les projets concernant les musées déjà prévus. Centre des Arts et de la Culture : ouvert à tous, il pourra rassembler et être une vitrine pour tous les arts : architecture, peinture, sculpture, photographie, musique, arts décoratifs et artisanats d’art. Jardins : consacrer une partie plus importante du site à ces équipements collectifs et publics permettrait de réduire le nombre de places de parkings et de réhabiliter, au moins partiellement, les anciens jardins en complément du square de l’Abbé Grégoire. Les Blésois et les touristes bénéficieraient ainsi d’un centre-ville rendu plus attrayant. Enfin, faire porter la perte financière aux seuls Amis de l’Hôtel-Dieu est une information incomplète. Si les propositions faites par l’association n’avaient pas été rejetées jusqu’à maintenant comme l’article le dit expressément, elle n’aurait pas été conduite à former des recours et les travaux auraient pu commencer depuis plus d’un an. Mais il faut espérer que les prochaines rencontres avec Histoire et Patrimoine permettront une évolution favorable aux objectifs des deux parties, les intérêts de l’opérateur et le service à la collectivité.”