Bonne nouvelle pour les usagers : Une victoire qui en appelle d’autres ?

D‌e gauche à dr. : Pierre Lignon SNCF, Sean Clairin SNCF, Nicolas Sansu.

Décidement, c’est du combat de chaque instant avec la SNCF qui supprime puis rétablit, puis re-supprime ; un vrai serpent de mer et pourtant une bonne nouvelle est arrivée, les arrêts en gare de Vierzon qui étaient supprimés sont rétablis.

Rendons à César ce qui appartient à César et en l’occurrence au député maire Nicolas Sansu qui vient d’obtenir le rétablissement des deux arrêts supprimés : « Après l’annonce de la SNCF de déplacer les arrêts dans la journée dans le sens Vierzon-Paris et Paris-Vierzon sur l’axe Paris Orléans Limoges Toulouse, j’étais intervenu auprès du premier ministre. Dans sa réponse du 1er juin, le Premier Ministre m’indiquait vouloir trouver une issue favorable en lien avec la SNCF ». Le 9 juin, le député maire rencontrait Sean Clairin, directeur intercités Centre Sud SNCF, en présence d’une délégation d’usagers abonnés (ayant lancé une pétition) et la participation des représentants syndicaux des cheminots CGT de Vierzon. Suite à cette rencontre, une solution était avancée par la SNCF. « Elle consiste à rétablir les deux arrêts supprimés et reportés en milieu de journée. En effet, à partir du mois de septembre 2017, la liaison Vierzon-Paris de 7h41 et celle de 18h41 dans le sens Paris-Vierzon, seront rétablies.

Par ailleurs, les deux liaisons en milieu de journée ne sont pas remises en cause. La desserte entre Vierzon et Paris se trouve confortée en milieu de journée, le solde étant de +2 arrêts supplémentaires dans la nouvelle grille horaire ».

Bonne nouvelle pour tous ceux qui prenaient ce train du matin à Vierzon et qui faisaient grise mine quant à sa suppression. Bien triste cette société qui multiplie les décisions arbitraires sans se préoccuper des usagers, qui accumule les retards de trains qui parfois n’existent même plus et qui ne communique pas ou mal. Se profile à l’horizon la fameuse « réforme ferroviaire » une privatisation qui ne veut pas dire son nom ? Alors ce combat contre l’abandon des grands projets de désenclavement de nos territoires est de toute évidence ce que devraient porter encore plus tous les élus et parlementaires et ce, quelque soit leur obédience politique : l’intérêt général rien que cela.

Jacques Feuillet