Les bornes électriques gagnent Blois


Elles poussent comme des champignons. En fin d’année, on en trouvera une centaine dans le département. La ville de son côté s’équipe de huit bornes de recharge pour véhicules électriques et hybrides. Un pas de plus pour encourager les Blésois à passer à l’électrique tout comme la mairie et Aggloplys l’ont fait.
Marc Gricourt, maire de Blois, et Bernard Pillefer, président du Syndicat intercommunal de distribution d’électricité de Loir-et-Cher (SIDELC), ont inauguré mercredi 8 novembre les premières bornes de recharge pour véhicules électriques et hybrides sur le domaine public.
« Réseaux de chaleur, installations de panneaux photovoltaïques, extinction de l’éclairage public la nuit, bornes électriques… Nous restons mobilisés en faveur des économies d’énergie et nous voulons faire de Blois une ville exemplaire et durable », affirme le maire. Accompagné de Jérôme Boujot, adjoint au stationnement et Rachid Meress, conseiller chargé des économies d’énergie, il a tenu à rappeler l’engagement permanent de la municipalité.
À Blois, huit bornes sont déjà installées et en service, énumère Marc Gricourt : quatre dans le centre dont deux sur le Mail Pierre Sudreau et deux autres sur les places Jacques Lob et Saint-Honoré ; trois dans le quartier est, square du 11 Novembre, Mail Pierre-Charlot et avenue du Marechal Maunoury ; et enfin, une au sud situé 2 rue des Allées.
Les automobilistes ont la possibilité de s’abonner pour une utilisation régulière, le prix horaire est de 2,50 euros. Pour un usage ponctuel, le paiement à l’acte est autorisé et dans ce cas, l’heure de chargement passe à 3,25 euros. Le stationnement est gratuit sur les places de recharge durant l’opération et strictement interdit hors de ce cadre.

Le Sidelc met en place un maillage serré du département
Le réseau blésois de recharge représente un investissement public de 80 000 euros, porté par le Sidelc et co financé par l’Ademe dans le cadre des Investissements d’Avenir de l’État.
« L’objectif du Sidelc est de favoriser le développement du véhicule propre. Fin 2017, 100 bornes publiques mailleront le département », affirme Bernard Pillefer. Et au président de poursuivre, « Nous voulons constituer un maillage serré pour encourager les Loir-et-Cheriens à investir dans les véhicules électriques. » Une offre d’autant plus importante que chaque borne est équipée de deux points de charge permettant à deux véhicules de se brancher en même temps ».
L’exploration du réseau blésois est gérée par le syndicat à hauteur de 60 % et la ville pour le 40 % restant. Et cela dans la mesure où les recettes ne couvriraient pas le coût de fonctionnement du service. Dans ce cas, pour la période 2016-2020, la municipalité assurera une contribution forfaitaire de 640 euros par an et par borne de recharge.

ARP