Candé-sur-Beuvron – Les Fatal Picards, « t’aime ou t’aime pas ! »

Le célèbre groupe se produira en plein air samedi 8 juillet à Candé-sur-Beuvron au festival « les Candécibels ». Avant le jour J, nous avons échangé avec le guitariste du quatuor, Laurent Honel.

En préambule, nous avons feuilleté votre dossier de presse qui indique que les Fatals Picards, qui ont vu le jour en 1998, sont un vrai groupe de rock. Il en existe des faux ?

« Pas la peine de parler de Superbus, on leur a déjà taillé des shorts ! Plus sérieusement, c’est peut-être prétentieux vous avez raison, « vrai groupe ». Ce que nous voulons dire en fait, c’est que notre projet est original à la base. Nous faisons de la chanson française avec une exigence textuelle et nous sommes très énergétiques sur scène. Nous sommes en outre totalement indépendants des maisons de disques, nous évoluons ainsi comme nous le souhaitons. »

Raison de plus de venir vous applaudir à Candé-sur-Beuvron le 8 juillet alors ?

« Si vous voulez ! Ça tombe bien car nous ne sommes pas un groupe de studio, nous avons toujours tout misé sur la scène car c’est là où on peut vivre des moments forts. Et nous nous adaptons en fonction du public présent ; nous avons un set très rock et d’autres passages plus acoustiques. Les gens qui ne nous connaissent pas sont parfois surpris quand ils viennent nous écouter mais dans nos textes, nous traitons tout simplement de sujets de société avec dérision et humour au second degré, nous essayons parfois de brouiller les pistes. (Le guitariste s’interrompt quelques secondes, son fils venant de trouver le sommeil dans ses bras, puis reprend) Dans « à la vie, à l’amor », par exemple, nous posons la question : « pourquoi y-a-t-il toujours un con avec un drapeau breton ? ». Puis on passe à Vladimir Poutine dans « fils de P. », à la mort d’ouvriers sur le chantier de la Coupe du Monde au Qatar dans « tais-toi et creuse », avant cette injonction du bonheur que demande la société dans « le Reich des licornes », nous ne sommes pas dupes… Nous évoquons aussi le terrorisme dans nos chansons,  notre éclairagiste, Nathalie Jardin, a perdu la vie au Bataclan en novembre 2015 à Paris. Pourquoi Poutine ? Et Macron, ce qu’on en pense ? Il paraît qu’aujourd’hui, on ne naît pas Président, on le devient, c’est un peu du Beauvoir, non ? En fait, les Fatals Picards, c’est simple : t‘aime ou t’aime pas ! »

Vous interpréterez les chansons de votre dernier album, « Fatal Picards Country Club » à Candé ?

« Notre dernière galette est très éclectique mais nous jouerons également nos autres titres qui sont bons et qui nous sont demandés. Nous sommes sincères dans notre démarche et nous avons la chance d’avoir un public hyper fidèle. Nous avons financé en 2014 et 2016 deux de nos albums grâce au crowfunding et à la générosité des gens en ligne. Et après la tournée ? Nous sortons souvent un disque tous les deux ans, nous réfléchissons déjà à la suite. »

Et sinon, pour conclure, vous connaissez la région ?

« Je connais Blois quand même, si si ! Je me souviens d’un concert que nous avions donné lors du festival « Tous sur le Pont », je me souviens des têtes de dragons sortant de la Maison de la Magie ! Il y a 7 ou 8 ans peut-être ? Le souci, c’est qu’en tournée, entre les balances et le reste, nous n’avons jamais le temps de nous poser et de visiter. Ceci dit, toutes les régions où on peut bien manger et boire, ça nous plaît bien ! »

Propos recueillis par une femme « fatale » : Émilie Rencien

Prix d’entrée : 10 € ; 5 € pour les 14-18 ans ; gratuit pour les moins de 14 ans. Billetterie sur place.
Sur scène aux côtés des Fatal Picards, deux groupes : Les Vilaines Choses et les Goulamas’k.
À partir de 18 h 30.
Informations sur http://www.candecibels.fr et sur Facebook : les Candecibels