La nouvelle commune attendra

ÇA BOUGE OU… PAS  L’avantage de la non communication des changements administratifs d’une, voire de deux communes, c’est que si cela ne se fait pas on n’a pas besoin de non-communiquer de nouveau. C’est un peu ce qui s’est passé avec la possible nouvelle commune Orçay-Theillay qui devait, voilà quelques semaines, voir le jour à l’orée 2019. 

Francis Smith

Sur cette affaire, les deux villages avaient eu des attitudes différentes puisque l’un avait fait au moins une réunion publique et l’autre non. Même si c’était à peine murmuré, tout le monde semblait être d’accord pour un mariage effectif dès ce mois de décembre. Il ne manquait plus que la signature de l’officier public : le préfet. Sauf que, depuis, au moment de dire Oui, l’une des parties a fait du rétro-pédalage pour des raisons que seuls les deux conseils municipaux connaissent puisqu’il en est ainsi de la non-comm… C’est le maire de Theillay, Gérard Chopin, qui aurait, le conditionnel est de rigueur, confirmé la rupture des fiançailles aux détours d’un récent conseil communautaire.

Donc, a priori, la nouvelle commune Orçay-Theillay – c’est le nom, avec priorité alphabétique, qui avait été choisi par le jeu de la démocratie indirecte – ne se fera pas avant les prochaines élections municipales prévues pour 2020. Entre temps, peut-être que les acteurs locaux interpréteront différemment la définition inscrite sur la page d’accueil de la commune d »Orçay. Là, il est précisé que le village « est situé au sud du département du Loir et Cher enclavé dans le département du Cher. Entouré par les forêts domaniales de Vierzon, Vouzeron et de Saint-Laurent. Pas trop éloigné de Vierzon à peine 10 km, un peu plus loin des centres administratifs dont nous dépendons, Romorantin–Lanthenay 36 km, Blois 80 km. » Quand on sait que l’inter-communalité peut se faire même avec des communes de plusieurs départements, l’horizon en devient d’autant plus large …

Chaises musicales pour les vice-présidents de la communauté de communes

D’autant que la Communauté de la Sologne des Rivières, après le départ acté de Marcilly-en-Gault pour la Communauté de communes de la Sologne des étangs, n’est pas à un soubresaut près. Cette fois, alors qu’il était prévu une modification du nombre de vice-présidents, après la démission de la maire de Marcilly, Agnès Thibault, le président Olivier Pavy a retiré la délégation de relation avec les entreprises à Isabelle Gasselin, la maire de La Ferté-Imbault, après un scrutin qui se décompose en 16 oui, 4 non et 2 abstentions. Ce vote implique que le nombre de vice-présidents est désormais de 3. L’élue fertoise, par ailleurs vice-présidente du Conseil départemental, et dont le remplaçant dans cette assemblée n’est autre qu’Olivier Pavy, n’a pas manqué d’utiliser les réseaux sociaux pour marquer son courroux. « 2 commerçants, 3 kinés, 2 infirmières, une réflexologue sur la Ferté et un gros projet de panneaux photovoltaïques qui va ramener pas mal d’argent à la Communauté de communes… Si on m’avait laissé les coudées franches, j’aurai pu continuer … et élargir le périmètre à toute la Communauté de Communes de la Sologne des Rivières mais non, on préfère ne pas m’écouter et au contraire me faire disparaître des vices-présidents… Mon idée de début de mandat de créer un plan d’actions économiques est essentiel. Ce plan nous aurait permis de faire venir des entreprises. L’objectif d’une Communauté de communes est qu’elle nous aide au quotidien dans les communes, pas qu’elle enfonce et matraque tous les citoyens en augmentant les impôts… Il y a d’autres leviers que les impôts pour augmenter les recettes d’une collectivité: l’installation d’entreprises. «  a-t-elle expliqué sur sa page Facebook officielle.

La délégation est revenu à Pierre Maurice, le maire de Selles-Saint-Denis, déjà délégué lors du dernier mandat.

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