Métiers, Arts et Saveurs, Savoir-faire et artisanat ont leur site Internet officiel

Comme les mercenaires, ils n’étaient que 7 au départ de leur aventure en 2013. Et comme les mercenaires, guidés par Yul Brynner, dans le célèbre film, leur chef local était, aussi, chauve… Tout ça pour la petite histoire d’une aventure partie de presque rien… Moteur !

Richard Stobiana, sculpteur et, par ailleurs, boulanger, a, dès le départ, il y a quatre ans, su mobiliser plein de bonnes volontés autour de lui pour faire aboutir son idée et la pérenniser, en labourant, chaque jour, le terrain de l’amitié, de la confraternité, de l’entente et de la solidarité. Car la tâche de ces femmes et hommes qui ont choisi d’exercer, et de tenter d’en vivre, ce difficile métier qu’est l’art, devient mortelle si on est solitaire. L’union a été le maître-mot de Richard qui, fier des quelque 80 adhérents actuels, en relation avec les professionnels des métiers de bouche, une autre forme d’art, vient de passer le relais de président à Hervé Capdevielle, tout en restant vice-président.
Ce duo-tandem a présenté, à La Maison des Entreprises, en présence de Stéphane Buret, président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Loir-et-Cher (CMA 41) ; de Jacky Otto-Bruc, père de la Viennoiserie 100% maison et de la future Pâtisserie 100% maison, des sponsors et partenaires et de bon nombre d’artistes, artisans d’art et professionnels des métiers de bouche, le dernier-né de l’équipée, pas du tout sauvage, à savoir le site internet de l’association.

Sous la baguette graphique de Sabine Rabin, «Au Fil
des Métiers, Arts et Saveurs» (www.arts-saveurs41.fr) affichera sur les écrans des ordinateurs et tablettes tout ce que chacun(e) veut savoir sur les artisans d’art qui bougent, qui vont vers les autres, qui exposent leurs œuvres, ouvrent leurs ateliers ou maisons quand il n’y a pas d’ateliers proprement dits et qui animent le Loir-et-Cher, du haut en bas et de gauche à droite (ou l’inverse), au même titre que les châteaux, les zoos, les sites exceptionnels et la Loire, fleuve majestueux qui est une œuvre d’art à elle seule, sans oublier le Cher et le Loir. Toujours En avant ! (pour reprendre un slogan, depuis le dimanche 7 mai, à la mode…), à la pointe des dernières techniques mécaniques mêlant la puissance de machines à la dextérité de la main, avec un peu d’intelligence et de savoir-faire, parfois ancestraux, sans se tirer les cheveux (surtout quand il n’y en a pas) pour aboutir à un échange entre client-ami et vendeur honnête, sachant évaluer son œuvre au juste prix, celui de la sueur et de la peur du lendemain…, ne serait-ce que pour pouvoir acheter des matières premières.
Soutenu par une édition papier, tirée à plus de 20.000 exemplaires, le site Internet, reprenant les adresses et métiers de tous les adhérents à l’association ne pourra qu’inciter les Loir-et-Chériens d’abord, puis les touristes à trouver des objets insolites, uniques parfois, jamais estampillés «Made in China», pour leurs cadeaux propres aux étapes de leurs vies familiales ou souvenirs de vacances in Val de Loire.
Et, à Blois, le pavillon Anne-de-Bretagne, avec ses expositions, tournantes, accueillera tous ceux qui pousseront le lourd portail en fer du 3 avenue Jean-Laigret, dite avenue de la Gare, en partant du château. Une visite sur place vaudra bien mieux qu’une séance insipide de télévision. Et comme il y a toujours un artiste, artisan, sur place, le dialogue sera facile et facilité. Cela pourrait éveiller, par ailleurs, des vocations. Alors, ne pas hésiter à y emmener rejetons et rejetonnes, boutonneux (ses) ou non…, à la recherche d’un métier ou d’une vocation.

Jules Zérizer