Orléans : Claude l’Africain


Installé à Orléans depuis 14 ans après avoir vécu à Marcilly-en-Villette, Claude Espinet vient de faire paraître aux éditions Les 3 Colonnes « Jusqu’au bout de mes rêves », récit qu’il a co-écrit avec sa femme Monika, où il relate sa vie de « flic » nommé dans différents pays d’Afrique noire dans le cadre de la coopération avec la France et ces différents États, lors des années soixante à quatre-vingt où il aura notamment comme missions de mettre en place des écoles de police.
Claude Espinet, qui se fait appeler Paul Lakaze dans son livre, y relate ses mille et une aventures africaines, rencontres avec les chefs d’État, chasses à l’éléphant avec les habitants des villages et les forestiers, et sa rencontre avec celle qui deviendra la compagne d’une vie. Après l’Afrique, Claude travaille pour l’ONU en Asie et dans les Caraïbes, avant de s’occuper de l’export pour une société privée parisienne, poste qu’il occupera jusqu’à l’âge de 82 ans avant de se consacrer à son art ; il est aussi artiste peintre exposant régulièrement et a été primé par le Conseil départemental du Loiret l’an dernier.
« Ce livre a été écrit à quatre mains, reconnaît la journaliste Monika Ionesco. Mon mari avait écrit ses mémoires et j’ai souhaité aller plus loin en souhaitant rédiger un livre à partir de ces souvenirs afin de faire partager la vie merveilleuse qu’il a vécu et qui pourrait faire l’objet d’un film. C’est un moyen de donner de l’espoir aux jeunes, surtout à ceux qui ont choisi le métier de policier qui n’est pas sans difficultés de nos jours. J’ai envoyé le manuscrit à Jean-Claude Bourret qui est un collègue et un ami, qui m’a fortement incité de le faire publier, ce qui m’a vraiment encouragé à le faire. Claude partage ma vie depuis 45 ans. C’est un homme adorable et très discret et j’ai souhaité lui offrir la parution de ce livre, effectuée pour la Fête des Pères pour son 85e anniversaire. Son écriture a été un vrai challenge en tant que journaliste et j’y ai mis beaucoup de cœur car Claude m’a fait vraiment rêver. Quand je l’ai rencontré lors d’un voyage à Dakar, j’ai eu pour lui le coup de foudre au point que j’ai rapidement vendu mon cabinet juridique à Paris pour le rejoindre en Afrique avec mon fils. C’est un amour fou et nous sommes tous les deux fusionnels et c’est magnifique que nous en prenions conscience 45 ans après. À part les noms qui ont été changés, rien n’a été inventé, tout est véridique. Pour Claude, ce livre est un partage et le moyen de démontrer que lorsqu’on veut, on peut. Depuis qu’il était petit, il voulait parcourir le monde. Il a réalisé son rêve et a noué un grand amour avec l’Afrique et les africains, devenant un « africain blanc », ce qui se ressent dans son récit. »
Monika Ionesco et Claude Espinet dédicacent leur livre à plusieurs endroits en septembre : le 3 à l’Espace culturel Leclerc d’Olivet, le 10 septembre, à la FNAC d’Orléans, et les 22 et 23 septembre à Art & Com, au Campo Santo d’Orléans où Claude Espinet exposera aussi deux toiles.
F. M.
Jusqu’au bout de mes rêves par Claude Espinet et Monika Ionesco, éditions Les 3 Colonnes.