«Petit Paysan» deviendra un très grand film…

La saison 2016-2017, aux cinémas Les Lobis, s’est terminée par la projection, en avant-première, d’une pépite qui va sortir sur les écrans pour ce dernier tiers d’an. «Petit Paysan», défini comme «un bijou du drame rural» et dont le titre en anglais «Bloody Milk», ou Lait sanglant, glace un peu les veines, va créer la grosse surprise dans le landernau du film français.

Petit-fils et fils de paysans, Hubert Charuel a tourné son opus dans la ferme familiale où il n’exercera pas. Cet hommage à ses ascendants pourrait être universel, du nord au sud et de l’ouest à l’est de la France, et même hors frontières. Car le mal est partout, avec la désertification rurale, la solitude, le poids des heures et des nuits sans sommeil, les normes à appliquer pour ne pas mourir et qui vous font quand même crever un paysan plus vite que s’il avait attrapé la peste bovine…

C’est aussi un film d’espoir avec de jeunes acteurs, jeune agriculteur, et jeune vétérinaire, frère et sœur dans le scénario et tous deux impuissants face aux maux qui les frappent sournoisement…

Swann Arlaud et Sara Giraudeau (Quelle ressemblance avec son père Bernard !) évoluent dans ce film comme s’ils avaient vraiment exercé le job dans le «civil»… Avec précision et, surtout, amour. On le sent bien.

«Petit paysan» promet de se hisser au hit parade des entrées et ce film, tout de même d’avenir serein, libère, positivement, quelques bouffées d’oxygène dans ce monde de brutes où l’argent pourrit tout, les bêtes, d’abord, et certains hommes avides de gonfler leurs comptes en banque au risque de se renier et de tuer leur prochain.

Jules Zérizer