Politique – Gildas Vieira rêve d’une « France autrement »


Gildas Vieira, en compagnie de la vice-présidente Catherine Lévêque, conseillère municipale à Vernou-en-Sologne, a lancé son mouvement samedi 21 octobre à Blois dans le salle Jean Cros.

L’ancien candidat aux élections sénatoriales, maire adjoint de la ville de Blois et conseiller communautaire, vient de créer son mouvement. Détails.
« Nous ne sommes pas dans l’utopie. Nous voulons sérieusement faire bouger les lignes dans la société. » Gildas Vieira continue d’imprimer son style pas comme les autres, en dépit d’une défaite au scrutin sénatorial du 24 septembre. « Le Loir-et-Cher n’était peut-être pas prêt pour notre candidature, » commente ce dernier. « Nous avons rencontré plus de 250 maires et adjoints pendant la campagne, qui nous ont confié leurs difficultés. L’idée est donc de continuer ce que nous avons commencé et de faire en sorte que demain, nous soyons plus forts sur le territoire, mieux préparés. » Entouré d’une solide équipe de 20 personnes, Gildas Vieira n’abandonne par conséquent pas la partie. Pour preuve, il a lancé le 21 octobre à Blois le mouvement « La France autrement » (LaFRA), encore une fois désireux de poursuivre les actions engagées lors de sa précédente campagne. Mais, en vrai, concrètement, pourquoi faire ? Les objectifs listés sur le papier répondent à cette interrogation : les membres fondateurs de LaFRA souhaitent œuvrer pour plus de justice sociale ; défendre les intérêts des collectivités territoriales, des associations, des entreprises et des citoyens ; réduire les inégalités en participant à la politique locale et nationale et en se positionnant comme interlocuteur dans les instances locales, régionales et nationales. Autant dire qu’il y a plus que du pain sur la planche…
Ouvert à tous
Ce nouveau mouvement, dont Gildas Vieira est (évidemment) le président, prend en sus la forme d’une association nationale, ancrée localement. Le côté atypique est poussé jusqu’au bout. « Nous sommes basés à Blois et non à Paris, nous donnons ainsi la possibilité de personnes résidant hors du Loir-et-Cher de nous rejoindre, » justifie le nouveau président. « Certains peuvent vendre père et mère pour être élus ; nous, nous ne vivons pas pour avoir un poste politique, contrairement à ceux auxquels nous faisons peur. Notre mouvement est d’ailleurs socio-politique et il doit prendre de l’ampleur au-delà de notre département. Nous voulons faire de la politique autrement. » Nous retombons sur les propos de préambule : doux rêve ? « Non, nous sommes là pour construire ensemble, mener des actions de terrain et faire émerger une France différente, » martèle Gildas Vieira, ambitieusement. Alors, en route pour celui qui n’hésite pas à inviter des élus de tous bords politiques à rejoindre son bateau dont la barre est haute. Et si la presse était d’humeur taquine, nous suggérerions : pourquoi ne pas convier à cette réflexion ainsi initiée le maire de Romorantin, Jeanny Lorgeoux, ancien sénateur, par exemple ? Au hasard. Autrement….

Émilie Rencien