Portrait : Valérie Garnier ex-entraineur du Bourges Basket partie vers une autre aventure

Valérie Garnier en noir à gauche avec ses filles championnes d’Europe en 2016.

Qu’il est beau et émouvant l’itinéraire de cette grande dame du basket français qui quitte les Tangos après six années de bons et loyaux services avec une belle carte de visite.

Invitée de l’émission itinéraire sur RCF en Berry, Valérie Garnier, en cette période estivale a bien voulu refaire avec notre journal le parcours d’une passionnée de Basket native d’un petit village près de Cholet : Jallais.

C’est là, qu’avec son père, basketteur et entraîneur de l’équipe locale, elle pensait et vivait déjà basket en allant jouer dans le gymnase (le papa fournissait les clés) avec ses amis à faire du 4/4, 3/3 ou 2/2 selon le nombre de copains présents. A l’âge de 15 ans, elle rencontre un grand Monsieur du Basket : Alain Jardel.

C’est un homme qui compte beaucoup pour vous ?

« Oui car dés mon enfance, je n’avais qu’une ambition : devenir joueuse de basket professionnelle. Je savais qu’ensuite, je serai entraineur ; alors, aujourd’hui, je me considère vraiment très chanceuse de vivre de ma passion. Alain Jardel est entré dans ma vie lors d’une rencontre. J’avais 15 ans ½ et un an après, j’étais joueuse à Mirande. Il a fait de moi la joueuse que je suis devenue, qui a été en équipe de France et maintenant, entraineur de haut niveau. C’est lui qui m’a donné cette envie d’entrainer, qui m’a orienté au début de ma carrière d’entraineur vers le club de Montpellier où j’ai eu ma première équipe de joueuses professionnelles. Il fait partie encore aujourd’hui de ma vie et on s’appelle régulièrement. J’ai été sa joueuse durant huit ans à Mirande où l’on faisait l’Euroligue comme à Bourges et avec trois titres de championnes de France. Je suis devenue son assistante en 2004-2005-2006 durant les campagnes de l’équipe de France pour les championnats du Monde et d’Europe en Turquie et au Brésil. C’est quelqu’un qui véhiculait beaucoup d’engagement, de passion. Très cultivé dans le sport ou ailleurs et qui est certainement à l’origine de ma vie actuelle ».

Après huit années à Mirande vous avez envie de connaître autre chose ?

« Oui, je suis partie comme joueuse à Aix-en-Provence puis Strasbourg. Je n’ai jamais retrouvé ce que j’avais connu à Mirande avec Alain Jardel et la décision de basculer vers la fonction d’entraineur fut prise ».

Plusieurs expériences d’entraineur vont se succéder et en 2011, Valérie arrive au Bourges basket

Votre passage à Bourges : une belle et passionnante aventure ?

« Ce fut pour moi un passage inoubliable dans ma vie d’entraineur. Je suis arrivée en étant petit entraineur sans CV et aujourd’hui, j’en ressors avec un CV important. Ce passage à Bourges a certainement contribué à ce que je sois retenue pour diriger l’équipe nationale. Les titres de championnes de France ; des trophées en coupe de France, deux qualifications pour les final four de 2013 et 2014 et puis, cette performance dans un nouveau Prado archi complet où nous avons offert aux 5000 spectateurs un titre de championnes d’Europe en Euro Coupe. Ce fut à Bourges certainement ma plus belle page d’entraineur de basket de club ».

Et maintenant ?

« Il y a la préparation de l’équipe de France pour les futures joutes internationales après notre contre performance en finale du dernier championnat d’Europe où nous avons subi la furia espagnole. Il y aura l’Euro 2019 par exemple où nous jouerons notre billet pour les JO de Tokyo* en 2020 ».

Et pour vous en club ?

« Pour l’instant je suis concentrée sur la préparation de cette jeune équipe de France et ensuite je verrai. Pourquoi pas le sud où j’aimerai bien tenter une nouvelle aventure ou alors l’étranger pour connaître autre chose ».

Alors, nous ne pouvons que souhaiter bon vent à Valérie qui aura marqué son passage à Bourges, humaine, délicate, respectueuse, disponible et surtout compétente : une grande dame du basket.

Jacques Feuillet

* Valérie officiera comme entraineur de l’équipe de France si qualification il y a comme elle le fut à Rio et Londres (assistante de Pierre Vincent)