Quoi de neuf depuis quinze jours

Le marron dans son écrin de vide grenier

La fête du marron de Mâron c’est d’abord des files de voitures à n’en plus finir, stationnées sur les bas-côtés de toutes petites routes. Ensuite une marée humaine se frayant un chemin au milieu d’un déballage d’objets hétéroclites. Et puis, enfin, au fond de cette étendue mouvante, comme le marron au creux de sa bogue, la fête du marron, avec ses stands associatifs et le podium, près de la ramée, où l’on entretient le folklore. Evidemment, avec cette affluence exceptionnelle, le jus de pomme n’a tenu que jusqu’à seize heures et un quart d’heure plus tard on s’arrachait les derniers marrons (ce qui vaut mieux que de les échanger).


Chantal et sa nouvelle robe en grande conversation avec une paysanne à Mâron.

Une demi tonne engloutie!

Chantal, dans sa jolie robe bleu pâle second empire, qu’elle étrennait sous le soleil de Mâron, tuait le temps en échangeant avec une danseuses de la troupe des Bordins de l’Arnon, improbable rencontre entre une grande bourgeoise et une villageoise. « A Valençay, nous faisons aussi du moyenâgeux ou du folklore berrichon, selon la demande. » C’était la vingt-cinquième sortie des Moulinois de la Céphons.


Ludovic Réau, nouveau maire de Saint-Maur

Saint-Maur change de maire

Attention c’est de l’arithmétique. Soit une commune nouvelle dont le conseil agrège les conseillers des deux anciennes communes = 33. Imaginons que son maire devienne député et que deux places de conseillers se libèrent reste 31. Pour élire le maire il faut que le conseil soit au complet. Les électeurs sont donc retournés aux urnes, mollement puisqu’ils votaient pour élire un conseil normal pour la taille de la nouvelle commune, soit
29 conseillers. Vous suivez toujours ?

C’est désormais Ludovic Réau et vice président de Châteauroux Métropole qui devient maire de Saint-Maur et François Jolivet redevient conseiller municipal. Le nouveau maire a tourné une deuxième page d’histoire puisque Josette Gauzentes, dernière conseillère à avoir siégé avant l’arrivée de François Jolivet, n’a pas retrouvé son poste de maire adjointe. Le nouveau maire entend manifestement construire une équipe pour après 2020. Olivier Jourdain et Evelyne Trochon viennent rajeunir le bureau municipal.


L’hôtel de ville, témoignage d’une époque dont l’architecture a souvent mal vieilli.

L’hôtel de ville attendra 

La facture était plus salée que prévue et le projet ne figurait pas dans le contrat proposé aux Castelroussins lors de son élection. Gil Avérous a donc annulé le conseil municipal qui devait décidé les travaux de rénovation de l’hôtel de Ville de Châteauroux, un bâtiment inauguré en 1977, soit après le choc pétrolier de 73-74, mais dans lequel la prise en compte de la nécessité d’économiser l‘énergie ne semble pas avoir été la préoccupation première des décideurs. La possibilité d’obtenir de la Caisse des Dépôts et consignations des prêts à des taux particulièrement intéressants pour des chantiers d’isolation thermique avait été l’élément qui avait conduit le maire à bousculer son calendrier. « Mais ces emprunts ont bien été effectués et servent à financer un certain nombre de chantiers, dans les établissements scolaires en particulier…

Donc l’hôtel de Ville attendra le prochain mandat. Tant pis pour le coup d’œil… et pour le confort de ses occupants.


Claudette Jean présente du linge du XIXe, grande époque du tissage du lin en France.

Les antiquaires à la recherche d’un deuxième souffle

En 2008 le salon des antiquaires s’est installé aux Cordeliers. « Sinon il n’y aurait plus de salon des antiquaires depuis longtemps à Châteauroux», estime Claudette Jean, qui a connu les dernières éditions à la salle des Fêtes de Belle Isle et le redémarrage aux Cordeliers sous l’impulsion de la commerciale de l’époque. Un lieu majestueux, de la marchandise variée et de qualité, une présentation soignée ont redonné tout son lustre au salon. Et pourtant depuis deux ans une lente érosion inquiète les exposants. « Il n’y a pas moins de visiteurs, estime encore l’exposante de linge ancien, mais ils achètent moins. Ce sont des habitués qui viennent voir de jolies choses. Il faut absolument renouveler la clientèle. Les salons du sud de l’Indre ont disparu, alors qu’il y avait un potentiel intéressant. A Châteauroux de savoir attirer cette clientèle ».

La notoriété d’un salon repose également sur une exigence de qualité. Pour cette dixième édition faisait exception à cette exigence. A la grande colère des autres exposants.

Pierre Belsoeur