Romorantin – élus sages, ou quasi

POLITIQUE Est-ce l’arrivée de Noël qui apaise les esprits et marque une pause dans les hostilités ? Le conseil municipal du 5 décembre fut en tout cas mené dans une ambiance sereine. Enfin, à peu près.

E. Rencien

L’année 2018 se termine et avec elle, son lot d’affaires à régler. Comme des cessions de terrain, des rénovations urbaines, des demandes de subvention… Le menu du conseil municipal de Romorantin fut chargé, mais sans excès. Animé, mais mesuré. Le maire, Jeanny lorgeoux, et le conseiller municipal d’opposition, Louis de Redon, fraîchement débarqué de New-York, ne se seront pas outre mesure chicanés. Le jet lag de l’un aura-t-il eu raison de leur « sport » favori ? Quoiqu’il en soit, il aura fallu retenir de cet énième conseil, pêle-mêle, une demande d’intégration de la commune de Courmemin dans le périmètre de la communauté de communes du Romorantinais et du Monestois, une convention avec la Maison de l’emploi de Blois dans le cadre du PRU des Favignolles, la vente d’un espace foncier dans la zone des Grandes Bruyères pour le lancement d’une activité logistique (avec des emplois à la clé), l’ouverture autorisée des commerces le dimanche, ou encore un coup de pouce escompté de la région Centre-val de Loire à hauteur de 100 000 euros, dans le cadre du 500e anniversaire de Léonard de Vinci et des festivités autour de la Renaissance prévus l’an prochain, en vue d’accueillir une exposition « imiter le vivant de Léonard à nos jours » dans le hall de la Fabrique Normant du 1er juillet au 31 août 2019. L’histoire pourrait s’achever ainsi, mais c’était sans compter sur un grain de sel final, avant l’apéro, saupoudré par le conseiller Fabien Gozard (Rassemblement National).  Louis de Redon aura été intimé de rendre son local de permanence dévolu à son groupe politique, «Ensemble pour Romo », sis place de la Paix, en centre-ville, au profit d’associations cherchant un toit. Sans discourir avec force détails, Louis de Redon a rappelé avoir envoyé deux courriers à la mairie, enclin à changer de lieu avec ses « amis » si et seulement si une autre proposition de murs lui est présentée. L’édile Lorgeoux sera resté droit dans ses bottes, avec le sourire. Chacun y sera cependant allé de son invective. « Si vous ne voulez pas, je peux soumettre ce sujet au vote du prochain conseil, » aura menacé le maire. « Le tribunal administratif peut régler la question, » aura rétorqué l’américain de Redon. On aura frôlé le carton rouge, ou le gilet jaune! «J’exhorte le respect d’autrui et le chemin de la négociation, » a d’ailleurs déclaré Jeanny Lorgeoux concernant le mouvement de colère s’exprimant depuis le
17 novembre dans les rues et sur les ronds-points. A bon entendeur.

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