Theillay – Moments forts pour les 20 ans du jumelage

Une délégation du village anglais jumelé avec Theillay depuis 20 ans, Nether Stowey, était présente pour fêter cet anniversaire et participer aux commémorations du centenaire de la fin de la Grande Guerre. Plusieurs moments importants ont ponctué cette visite.

C’est en juin 1995 que les premiers contacts entre les communes de Theillay et de Nether Stowey, dans le Somerset, au sud-ouest de l’Angleterre,  ont eu lieu. Après trois années d’échanges fructueux les représentants des municipalités des deux villages avaient signé une charte les unissant. Vingt ans plus tard, à quelques jours près, c’est cet engagement commun que les comités de jumelages ont su renouveler avec la réception d’une délégation d’une vingtaine de représentants de sa Gracieuse Majesté.

Outre les diverses visites, tant gastronomiques, qu’industrielles ou culturelles, en collaboration avec la municipalité solognote trois points forts ont émaillés un long week-end de festivités. Dans un premier temps, si un espace Nether Stowey existait par le passé, c’est désormais une place qui porte le nom du village jumelé. Une manière de rappeler que Brexit ou pas, les liens entre les deux villages sont désormais indéfectibles. Pour le deuxième rendez-vous officiel, Gérard Chopin, le maire de Theillay, et Ian Pearson, écrivain qui a mis ses pas dans ceux du poète Coleridge au coeur des Quantocks (la région de Nether Stowey), et membre du comité de jumelage ont donné une nouvelle vie de la cabine téléphonique, très connue des amateurs de géocatching, offerte en 1998, lors de la signature du jumelage. Désormais elle fat office de boîte à livres, une idée qu’avait évoqué par le passé le comité directeur du comité et que la commune a mis en application selon le principe du « je dépose, j’emprunte ». Ce système de livres en libre-service que les habitants peuvent s’échanger en toute quiétude est une autre façon, ludique et économique, de choisir ses lectures. Des livres en Anglais ont, dans l’affaire, été offerts par les visiteurs britanniques. Troisième moment important, la délégation anglo-saxonne avait tenu à être présente lors des cérémonies du 11 novembre, devant le monument aux morts de Theillay. Une couronne de poppies (coquelicots), la fleur emblématique des cérémonies commémoratives en Grande-Bretagne, a été déposée et un texte de Lawrence Binyon, paru dans le Times au lendemain de la bataille de la Marne, « For the Fallen »* lu devant l’ensemble des participants.

Un vingtième anniversaire donc empreint de sérénité mais aussi l’opportunité de pérenniser les échanges entre les deux villages pour les années à venir. A cette occasion, le comité de jumelage a aussi souhaité rappeler qu’il était ouvert à tous les habitants de la commune, et à toutes les idées.

Francis Smith

*Pour ceux qui sont tombés : « Ils ne vieilliront pas comme nous qui leur avons survécu. Ils ne connaîtront jamais l’outrage ni le poids des années. Quand viendra l’heure du crépuscule et celle de l’aurore, nous nous souviendrons d’eux ».

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