Blois – La brigade cynophile renforce les effectifs de la police municipale

Deux maîtres-chiens renforcent les équipes de la police municipale sur le terrain et deux autres sont en cours de recrutement.

La brigade cynophile renforce les effectifs
de la police municipale
Deux maîtres-chiens sont arrivés à Blois début août, et deux autres sont en cours de recrutement. Ces nouvelles recrues participent à la sécurisation des agents. Nous les avons suivis sur le terrain.
La cour de la police municipale de Blois dispose désormais d’une grande cage pour permettre aux chiens de la brigade cynophile de se reposer entre les interventions. Des véhicules ont aussi été équipés de cages de transport. Deux maîtres-chiens sont arrivés pour renforcer les équipages pédestres sur le terrain et deux autres compléteront la brigade prochainement. Ces policiers ont leur propre chien qui est conventionné et mis à disposition de la mairie : Laurent avec son berger hollandais de 4 ans et Nathalie avec son berger belge malinois de
5 ans (NDLR : pour des raisons de sécurité, seuls les maîtres peuvent appeler les chiens par leurs prénoms). « Nous avons pris le temps de recruter et nous avons choisi de valoriser cette femme qui était pour nous la meilleure candidate », précise Thierry Girard, directeur de la police municipale de Blois. Ces deux maîtres-chiens sont passionnés par leur métier. « J’ai effectué mon service militaire dans la gendarmerie dans le domaine canin, j’ai travaillé dans la sécurité privée, puis je suis rentré dans la police en 2008 », raconte Laurent avant de poursuivre : « J’ai toujours aimé les chiens, pouvoir éduquer et former soi-même son chien, c’est magnifique ». Un vendredi d’octobre, les policiers entament une ronde dans le centre-ville. Les chiens qui ont hâte de travailler sautent de la voiture et sont équipés d’un harnais et d’une muselière. « Sur la voie publique, c’est une obligation de les museler car le chien est considéré comme une arme par destination », précise Éric Cardinale, responsable de la police municipale. Les chiens se déplacent à quelques mètres l’un de l’autre et un périmètre de sécurité doit être respecté autour d’eux. Un espace à ne pas franchir sans l’autorisation du maître. Les autres agents ont d’ailleurs été formés pour prendre confiance, s’habituer à la présence de l’animal (et inversement), mais aussi savoir comment se conduire à leurs côtés.
« C’est un collègue de plus sur le terrain »
« Les chiens nous apportent une certaine sérénité dans notre travail, ça nous fait un collègue en plus sur le terrain, c’est une façon différente de travailler et c’est plus confortable en cas d’intervention », souligne un policier. En effet, la présence du chien attire les regards des passants mais impose une certaine distance et renforce le respect vis-à-vis des agents. « On ne négocie pas avec un chien, il permet aussi d’instaurer un dialogue que l’uniforme ne pourrait pas créer », confie Nathalie. Comme tout auxiliaire de police, les chiens ont un matricule et des entraînements réguliers. « On travaille l’obéissance, la technique et des cas concrets afin de maintenir leurs performances car ce sont des agents de service comme nous qui doivent être aptes à aller sur la voie publique », précise la policière. Mais après le service, le chien est chouchouté. Il a toujours droit à un moment de détente, pour jouer, se dégourdir les pattes et faire ses besoins. Un moment privilégié avec son maître qui contribue à entretenir une grande complicité. « Quand on rentre chez nous, il a droit à une balade et bien sûr son repas qui est adapté selon son activité physique et la saison », poursuit Nathalie. Le chien a aussi des visites régulières chez un ostéopathe pour le maintenir en forme et favoriser son bien-être. Pour lui, la retraite est prévue vers l’âge de 8 ans, selon sa condition physique. « Mais il sera préparé petit à petit à ne plus aller au travail et même à la retraite, il aura toujours des exercices réguliers », conclut Nathalie.

Chloé Cartier-Santino


Une stratégie territoriale de sécurité

En 2014, une stratégie territoriale de sécurité et de prévention de la délinquance a été définie pour la ville de Blois. Un document partenarial, co-signé par le maire, le préfet, le procureur de la République, les bailleurs sociaux et l’Education nationale décline les méthodes d’actions et d’interventions des acteurs de la sécurité et de la prévention sur la ville selon quatre axes : prévention des mineurs, cadre de vie et sécurité, déplacements et sécurité, violences intrafamiliales. Des groupes de travail opérationnels se réunissent tous les trimestres et proposent des actions en direction d’un public ou d’un quartier. Par ailleurs, des moyens juridiques, techniques et humains, ainsi qu’un partenariat avec la police nationale et le parquet, ont été mis en œuvre pour appliquer cette politique sécuritaire. « Nous aurons augmenté la vidéo surveillance de plus de 60 % à la fin du mandat, nous pouvons mailler le territoire et nous sommes le seul service de la ville à augmenter nos effectifs », souligne Yann Bourseguin, adjoint au maire en charge de la tranquillité publique, sécurité et prévention de la délinquance. La brigade cynophile vient donc compléter ces moyens. « La police municipale a un rôle de police de proximité qui assure la tranquillité publique et les chiens ont un effet dissuasif dans certains cas », poursuit Yann Bourseguin. Plus largement, la police municipale couvre tous les secteurs de la ville en répartissant les missions entre des brigades pédestres, en VTT, à moto ou en voiture. « Notre politique sécuritaire est au service des autres politiques publiques car elle permet de mettre en place de nombreuses manifestations. Sans intervention de notre part, par exemple, la patinoire installée dans le cadre de Des Lyres d’hiver ne pourrait pas fonctionner », rappelle Yann Bourseguin.

C.C-Santino