Champigny-en-Beauce – Les toilettes sèches, un pas de préservation pour la planète ?

Se soucier de l’environnement entre dans la conscience collective. Valéry Voyer met la théorie en pratique en proposant des produits sanitaires, à destination des professionnels et des particuliers, dans l’ère du temps, c’est-à-dire sans la moindre goutte d’eau.


Les petits ruisseaux nourrissent les grandes rivières, c’est bien connu. Valéry Voyer l’a bien compris et tente d’éveiller au quotidien les consciences depuis le lancement de son activité « KapiEco » en 2014, en collaboration au départ avec le menuisier Arnaud Mansion (qui a depuis quitté l’aventure par manque de temps). Quatre ans plus tard, la petite entreprise de Valéry Voyer a pris de l’ampleur et cherche d’ailleurs à collaborer avec un nouveau menuisier ou un associé, polyvalent pour la fabrication et la création. A bon entendeur ! En attendant, le boulot sur la planche ne manque pas car le concept de toilettes sèches et d’urinoirs commence à entrer dans les moeurs, doucement mais sûrement. Parmi les clients de KapiEco, il est possible de citer les châteaux de Chambord et de Chaumont-sur-Loire, le festival Jazz’in de Cheverny, les écuries de Chouzy-sur-Cisse, par exemple, sans compter d’autres évènements dans la Sarthe et en région parisienne (châteaux de Farcheville et Courances). Les particuliers deviennent aussi séduits par l’idée, représentant parfois une alternative à des mises aux normes exorbitantes. Pour résumer, un atout pour le porte-monnaie (comptez 500 euros pour un modèle d’intérieur pour 1-2 personnes) et également pour la planète (il faut s’équiper d’un composteur pour vider les copeaux de bois utilisés à la place de l’eau), surtout lorsque l’on sait que tirer une chasse d’eau consomme des litres d’une eau rejetée polluée de restes médicamenteux, contraceptifs, et autres joyeusetés chimiques nocives qui finissent dans les rivières. Cela favorise de plus le réemploi de déchets de menuiserie. Plusieurs modèles, réalisés donc en bois (de type Douglas, chêne, etc.) existent : pour les évènements grand public de plein air, pour les chantiers de longue durée, pour des mariages, pour les personnes à mobilité réduite. Dorine Bourneton, première femme handicapée, pilote de voltige au monde, a d’ailleurs testé le système à l’aérodrome du Breuil, lors d’un meeting aérien, cette année, et ses deux pouces levés valent tous les argumentaires. Valéry Voyer poursuit son développement avec des projets plein la tête. « Pour 2019, j’envisage de mettre en place un service entretien et d’autres idées; jje travaille également sur l’installation de lieux de pause conviviaux, munis de sanitaires, sur le parcours de la Loire à vélo pour être au plus près du respect de la nature,» explique le chef d’entreprise. « On ne peut plus fonctionner comme il y a 50 ans, des solutions doivent être trouvées pour protéger notre avenir sur la Terre. » KapiEco propose en tout cas une alternative. Serez-vous les prochains à tester ?
KapiEco, 7 Grand Rue,
41330 Champigny-en-Beauce.
Valéry Voyer
au 06 06 87 35 36 26.
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www.kapieco.com