Conseil municipal : un budget 2019 serré

 

Le projet de budget primitif 2019 aura été approuvé en décembre 2018 avec les seules voies de la majorité. Dans sa partie « fonctionnement », il s’élève à 69,7 M€ millions d’euros avec une stabilité de la fiscalité locale pour la 8e année consécutive. Le programme d’investissement est évalué à 13,4 M€.

« Le budget investissement est insuffisant pour entretenir convenablement et développer le patrimoine de la ville », reconnait Marc Gricourt lors du vote du budget 2019  le 17 décembre 2018. Le maire considère que « l’investissement devait être porté à 20 M€ par an » alors qu’il ne sera que de 13,4 M€ le prochain exercice. Cela n’empêche pas le chef de l’exécutif de défendre becs et ongles les choix de la majorité. « C’est un projet crédible, déterminé et volontaire », s’est-il félicité. « En effet, malgré les facteurs exogènes [surveillance des dépenses par l’État, NDLR], nous préservons un haut niveau de service public. Nous continuons de préparer l’avenir avec des investissements (13,4 M€), pour développement de la ville centre et du centre de la ville. » Certes, ces investissements recouvrent des projets structurants tels que la fin de l’aménagement cœur de ville Loire (ACVL) et la poursuite du projet d’aménagement Saint-Vincent et son centre commercial. Pour autant, c’est bien le dispositif « Action cœur de ville », mis en place par le gouvernement qui donne un bon coup de pouce aux ambitions de la municipalité. En effet, cette « mine financière » permet notamment de créer un programme de 1,3 M€ pour aménager le square Valin-de-la-Vaissière et 1,3 M€ supplémentaire pour la mise en lumière d’éléments du patrimoine tels que le pont Jacques Gabriel, les églises Saint-Nicolas et Sain-Saturnin et la place du château. Des travaux qui réjouissent Jacques Chauvin. L’élu Les Républicains, dans un bref instant d’autosatisfaction, regrette néanmoins le temps perdu. « Le plan lumière faisait déjà partie du projet de la dernière mandature de Jacques Lang, a-t-il rappelé. Quant au belvédère sur la Loire à l’emplacement de l’actuel square Valin-de-la-Vaissière, il figurait sur mes engagements lors des élections municipales de 2014. »

Pas de disette financière pour les associations

Outre les grands travaux, Marc Gricourt fait de la solidarité le deuxième pilier de ce budget. Et au maire de détailler : « j’ai choisi d’augmenter le montant des subventions aux associations avec une enveloppe de 4,45 M€. Nous estimons que le tissu associatif est support d’emploi et joue un rôle primordial en matière de solidarité et de lien social. » Cependant, ce renfort inquiète le Rassemblement national soucieux des marges de gestion extrêmement réduites de la ville. Ainsi, pour retrouver du souffle, Michel Chassier, lance des pistes pour réaliser près de 300 000 euros d’économies. Et cela en proposant une baisse des subventions accordées aux « grandes » associations, les contraignait de la sorte à optimiser leurs frais de fonctionnement. Il suggère également de mettre fin à la gratuite des Rendez-vous de l’histoire (350 000 euros de subvention) et bd Boum (157 000 euros d’aide directe). Une intervention qui a donné l’occasion à Christophe Dégruelle, adjoint et à la culture et président d’Agglopolys, de balayer ces propositions en indiquant « une erreur d’analyse ». Pour M. Degruelle « Les rendez-vous de l’histoire et bd Boum sont, et doivent rester, des manifestations citoyennes et non commerciales. En effet, le festival de bande dessinée blésois peut se targuer d’être le plus grand festival français gratuit du genre, mais reste bien loin derrière Angoulême, dont l’accès est monnayé.

 

ARP