Culture du lupin : une alternative intéressante ?

INNOVATION Une rencontre s’est tenue en juillet à la Ferme Sainte Marthe à Millançay entre agriculteurs français et ingénieurs russes, spécialistes du lupin. Une piste sérieuse pour la Sologne.

G.Br

Cérémonie émouvante le samedi 21 juillet, sur le parvis de la mairie de Millançay où résonnaient les accents martiaux de l’hymne russe, et où le maire Philippe Agulhon recevait une délégation de trois ingénieurs russes invités par Philippe Desbrosses propriétaire de la ferme Sainte Marthe.

Les deux interprètes qui accompagnaient cette délégation se démenaient pour permettre aux ingénieurs russes, spécialistes de la culture des lupins, German Iagovenko, Nadejda Misnikova et Boguslav Kurlovitch, de répondre aux nombreuses questions posées par les spectateurs. L’organisateur de ce colloque, Philippe Desbrosses, grand défenseur d’une agriculture respectueuse de la nature et d’une autonomie agricole, explique: “ L’Europe et la France en particulier, est dépendante pour l’alimentation du bétail du soja américain, et ce depuis cinquante ans. Cette dépendance coûte à la France la bagatelle de 5 milliards d’euros chaque année. De plus ce soja est devenu transgénique et contient des pesticides. Nous proposons de revenir à la culture d’un protéaginteux aux qualité multiples : le lupin.“

Lupin magique 

La production nationale de protéines végétales est insuffisante pour nourrir le cheptel français, obligeant la France à importer 5 millions de tonnes de protéines, du soja en majorité. Une des causes de cette insuffisance est la faible rentabilité de cette culture en France. D’autre part on constate un appauvrissement des sols cultivés français suite à l’utilisation intensive d’engrais, sans parler de la raréfaction des fermes, notamment dans notre département.

Le lupin semble résoudre la majorité de ces problèmes, avec une teneur importante en protéines, la faculté du lupin de pousser sur des sols pauvres comme ceux de la Sologne, et de se dégrader en engrais vert ultra compétitif.

Cette évolution vers la culture du lupin nécessitera une sensibilisation des cultivateurs et une formation pour sélectionner les meilleures variétés, et acquérir les matériels adaptés à cette culture et à la transformation de ce protéagineux.

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