Département : tout va à peu près bien, merci…


Pas d’augmentation de fiscalité, ni de renoncement à des projets d’investissement. Le président du conseil départemental, Nicolas Perruchot, confirme sa feuille de route présentée en septembre. Comment ? La recette semble bien préparée, sur le papier en tout cas.
Instaurer une nouvelle relation vertueuse entre l’Etat et les collectivités, poursuivre la stricte maîtrise des dépenses de fonctionnement, 50 M€ par an pour la vitalité du Loir-et-Cher, l’innovation confortée par le succès de la plateforme en ligne Job41 et une multitude de projets, routiers et numériques notamment. Les grandes lignes sont ainsi résumées dans un communiqué de presse du conseil départemental, répétées de vive voix en session d’orientations budgétaires du 16 octobre à Blois. « Les collectivités sont conscientes des efforts à fournir et elles l’ont prouvé, » a souligné Nicolas Perruchot dans une ambiance de débats sans heurts. « La marge de manœuvre n’existe pas et nous avons besoin de lisibilité de la part du Gouvernement pour préparer au mieux notre budget 2018 au service des Loir-et-Chériens. Dans ce contexte financier très contraint, pas question de subir ; il faut agir !» Rien de nouveau sous le soleil, les bonnes nouvelles se faisant rares (est-il besoin de rappeler que depuis 4 ans, la Dotation globale de fonctionnement de l’Etat aux collectivités a baissé de 26 %, soit 12 milliards d’euros). Mais tout de même, un espoir semble poindre. « On subit toujours avec retard la crise et la reprise, » a remarqué, optimiste, Maurice Leroy, rapporteur du budget, ancien chef du département. « Le contexte économique, s’améliore, les effets positifs arrivent. » Une prévision de croissance à 1,8 % pour cette année 2017 est en effet annoncée, le moral des Français serait en passe de monter en flèche. La lumière enfin au bout du tunnel ? Comme Saint-Thomas, les citoyens ne croient que ce qu’ils voient. Et cela devrait d’abord s’afficher sur leur feuille d’impôts, Nicolas Perruchot promettant, contrairement à la décision de son prédécesseur en 2016 d’une hausse de la taxe sur le taux de foncier bâti, une stabilité à ce niveau-là pour les Loir-et-Chériens pendant tout son mandat à lui. Et advienne que pourra….

Émilie Rencien