Deux classes de la maternelle Jules Ferry relocalisées

RENTRÉE Suite à des problèmes dans le bâti qui ont entraîné notamment des moisissures, deux classes de l’école maternelle Jules Ferry ont été déplacées à l’école Mirabeau, juste à côté. Un contentieux juridique est en cours.

Chloé Cartier-Santino

Dans l’une des salles de classe délocalisées, l’humidité dans les murs avait entraîné des moisissures.

Construite dans le cadre du Projet de rénovation urbaine, l’école maternelle Jules Ferry a ouvert en septembre 2011. C’est l’une des plus grosses écoles maternelles de la ville de Blois avec 7 classes. Malheureusement, dès 2012, de nombreuses malfaçons ont été constatées dans le bâtiment : fuites de toitures, moisissures, odeurs nauséabondes, seuils de portes glissants, dangerosité potentielle des poteaux dans la cour… « Dans un premier temps, nous avons voulu régler les choses à l’amiable avec les entreprises, mais cela ne s’est pas amélioré, donc nous sommes dans une phase de contentieux juridique », résume Benjamin Vételé, adjoint au maire en charge de l’éducation. L’affaire est entre les mains du tribunal administratif d’Orléans. Cependant, en 2017, quelques enseignants se plaignaient d’odeurs suspectes, de démangeaisons et d’irritations oculaires. « Par principe de précaution, nous avons relocalisé deux classes de moyenne section à l’école Mirabeau et le dortoir a été fermé et déplacé dans la bibliothèque », explique Benjamin Vételé. Des analyses de l’air ont été réalisées mais aucune toxicité n’a été décelée. Par ailleurs, les enfants ont été examinés par la médecine scolaire qui n’a rien trouvé non plus. « Nous avons demandé d’autres analyses dont nous connaîtrons les résultats dans le courant de l’automne », poursuit l’adjoint au maire. La municipalité a déjà financé une série d’investigations pour un montant de plus 70 000 €. En parallèle, une fuite dans le réseau d’arrivée d’eau situé dans les sanitaires, à proximité des classes, a été identifiée fin avril 2018. Celle-ci a entraîné le gondolement de panneaux en bois où sont situés les porte-manteaux, ainsi que des moisissures. Pendant l’été, des travaux ont été effectués et depuis, des progrès ont été constatés car la dalle a séché. « Avec Jérôme Boujot, adjoint au maire en charge des travaux, nous avons mené régulièrement des réunions en présence de l’équipe enseignante et des représentants des parents d’élèves, et des informations ont été communiquées lors des conseils d’école car nous souhaitons être transparents et réintégrer les deux classes le plus rapidement possible », conclut Benjamin Vételé.