Gendarmerie : Marc Bourgeois succède à Henri Gomez

Rentrée oblige, comme chaque année, les lignes bougent et de nouvelles têtes arrivent. C’est le cas en Sologne chez les forces de l’ordre.

Le nouveau chef d’escadron de la compagnie de gendarmerie de Romorantin a posé ses valises le 1er août, alors que son prédécesseur, le commandant Henri Gomez, voguait pour une mission dans des contrées plus lointaines et exotiques. Marié, père de famille et un CV déjà bien rempli : à 38 ans, Marc Bourgeois reprend, donc, les rênes de la brigade solognote, où il restera quatre ans, au minimum, après des débuts de sous-officier dans l’Ain, deux ans à l’école des officiers de Melun (Seine-et-Marne) à partir de 2006, puis une affectation en brigade territoriale dans le Rhône et enfin, six ans en unité PSPG, c’est-à-dire en peloton spécialisé de protection de la gendarmerie, sur la centrale de Belleville-sur-Loire, dans le Cher. « Etre sur la compagnie de Romorantin représente un nouveau challenge pour moi, qui toutefois rejoint mes anciennes fonctions de commandant de brigade dans le Rhône, » indique Marc Bourgeois. « Je vais rencontrer la sous-préfète, les maires et élus de ce secteur. J’ai évidemment échangé avec Henri Gomez avant son départ. Je sais qu’il existe sur cette partie du territoire des sites sensibles ainsi que des évènements récurrents tels que les Nuits de Sologne. Le travail s’opérera dans la continuité de l’existant, même si j’arrive avec un regard forcément neuf. Parmi mes priorités, la délinquance et l’objectif de limiter l’accidentologie. » Pour l’anecdote, en regardant le maillot de football épinglé au mur dans son nouveau bureau, Marc Bourgeois fut officier de sécurité pendant l’Euro 2016 et a accompagné pendant six semaines l’équipe d’Islande sur le terrain, jusqu’au jour de match avec la France. Autre indiscrétion, privée cette fois, le commandant avoue être passionné par le sport et en particulier l’aviation ; il pilote d’ailleurs du côté de Pruniers-en-Sologne. Et sinon, à part ça ? Bienvenue !

E. Rencien


Pas une arrivée, mais deux
Le 1er août est également la date d’arrivée du capitaine Gilles Gautheret sur la compagnie de gendarmerie de Romorantin. Il occupe le poste de commandant adjoint, « monsieur numéro 3 », aux côtés du commandant Marc Bourgeois et du capitaine Christophe Guertin, assurant la sécurité des biens et des personnes A son actif, 35 ans et demi de métier. Natif d’Orléans, Gilles Gautheret, 54 ans, marié, 2 enfants, a débuté sa carrière en 1983 en tant que gendarme auxiliaire à Pithiviers (45), avant un passage par l’école de gendarmerie de Montluçon dès 1984. Sur son CV en outre, la Corrèze, la brigade de Fronton (31) côté gendarmerie départementale, le concours d’officier, ainsi que des responsabilités à Châteauneuf-sur-Loire, Beaune-la-Rolande, la Charité-sur-Loire et Montargis, dans le Loiret; il fut aussi adjudant dans le Loir-et-Cher, à Ouzouer-le-Marché. Avant un retour dans le Loiret, à Gien, où il officiait en brigade territoriale autonome, avant son arrivée cet été, donc, à Romorantin. « La gendarmerie : un choix professionnel que je n’ai jamais regretté , » conclut celui qui nous avoue être passionné par Napoléon.


Départs et arrivées en cours, ici et ailleurs
Après le départ de Claire Briançon-Marjollet pour la Savoie, la préfecture de Loir-et-Cher va incessamment sous peu accueillir à Blois un autre (ou une) chef départemental de la communication interministérielle, a priori, en septembre. Julien Le Goff, secrétaire général de la préfecture, est lui aussi parti cet été, remplacé par Romain Delmon, auparavant administrateur civil détaché en qualité de sous-préfet, directeur de cabinet de la préfète de Corse, préfète de la Corse-du-Sud. Au Conseil départemental, des départs également côté communication, tandis que Mathieu Geagea, ex collaborateur de Maurice Leroy, est quant à lui annoncé dans le fauteuil de futur directeur de cabinet du président Nicolas Perruchot. En Sologne, Patrice-Martin Lalande a quant à lui annoncé, qu’il quittera à compter du 1er septembre, la tête du Pays de Grande Sologne. Il justifie sa démission via ces mots couchés sur le papier : « Vous m’avez élu président en 2015 pour un mandat qui correspond à celui des premiers élus renouvelables, ceux des communes, soit jusqu’en 2020. Je vous remercie très sincérement de m’avoir confié ce mandat en continu depuis la création du Pays, en 1997. Je mets également fin à mon mandat de représentant du Département. Le Pays aborde un moment sans précédent de décisions politiques. L’évolution du Pays impose d’urgence de choisir de mener à bien ou d’arrêter l’élaboration du SCOT (schéma de cohérence territoriale), et de choisir comment les importantes fonctions assumées par le Pays doivent sur l’avenir être exercées par d’autres porteurs issus notamment des communautés de communes recomposées. Dans cette perspective, je crois qu’il est préférable que la présidence soit assurée par un élu en fonction.» L’intérim sera assuré par Agnès Thibault, première vice-présidente, en attendant.
E. R.