L’Agglo se projette dans l’ancienne MCB


La vieille maison de la Culture de la place Séraucourt va devenir l’hôtel… de l’Agglo. Laissée à l’abandon depuis près d’une dizaine d’années, elle va retrouver une nouvelle jeunesse et accueillir plus d’une centaine d’agents sur le site rénové.
Le projet était dans les cartons depuis plusieurs mois déjà. Il a connu quelques vicissitudes, des coupes budgétaires, des modifications de ci, de là. Voilà quelques jours, dans la salle d’exposition de l’hôtel de ville, la mouture finale a été présentée aux Berruyers, par la présidente de Bourges Plus, Irène Félix.
L’option envisagée par le précédent Conseil communautaire prévoyait l’installation des agents de l’agglo, aux Gibjoncs, dans les locaux vacants d’Axereal. Il n’en sera rien, même si une autre proposition est prévue pour ces bâtiments les services de l’agglo devraient, en partie intégrer le nouvel hôtel de l’agglo désormais lancé. Quelques nostalgiques auraient voulu que la MCB retourne à ses premières amours culturelles, ce ne sera pas le cas. Même si l’optique de « conserver la mémoire des lieux » s’est imposée, la nouvelle structure n’accueillera pas de cinéma, pas de salle de concert proprement dite même si une salle sera bien consacrée à des expositions. Elle sera aussi apte à recevoir des événements ponctuels et, grâce à différents dispositifs de reconfiguration, permettra d’accueillir les réunions du conseil communautaire. Initialement prévu d’emménager sur place, l’Office de tourisme sera maintenu dans ces locaux actuels, au pied de la cathédrale Saint-Étienne. Par contre, la Maison de l’Habitat devrait déménager d’Avaricum pour trouver une place dans la nouvelle structure. En lieu et place de la vieille cafèt, c’est une brasserie-restaurant qui devrait voir le jour pour un « espace de vie en plus du lieu administratif». Ce sont, sur plans, 112 postes de travail, 5 salles de réunions de « formats » variés, et plusieurs bureaux de « repli » qui sont prévus dans un premier temps.
Le coût prévisionnel de l’ensemble du projet est estimé, pour l’heure, à près de 17 millions d’euros (le coût des seuls travaux est proche de 12 millions d’euros hors taxes). L’agglo va évidemment mettre la main à la poche, elle compte que le département, la région, et l’État, à travers les financements de l’opération Cœur de ville, sortent eux-aussi leurs porte-monnaie.
L’élaboration du programme, prévu entre fin 2021 et ce printemps est rentrée dans les clous du calendrier initial. Chacun espère que la suite du planning sera tenu pour une ouverture fin 2026: concours d’architecture de juin 2022 au premier trimestre 2023 ; étude de maîtrise d’œuvre de 2023 au premier trimestre 2024 ; consultations des marchés de travaux et début de travaux en automne 2024…
F.S.