Langage gaulois … Clin d’oeil de Jules Zézizer

La crise soulevée par les Gilets Jaunes depuis plus de deux mois et demi, maintenant, a fait renaître, via les radios et les chaînes de télévision, certaines tonalités de langages qui n’avaient plus trop la cote auprès des médias qui n’aiment pas trop les accents des terroirs et les bannissent même. Essayez de trouver un journaliste ayant la tonalité verbale d’un Roger Couderc ? Nenni, il n’y en a plus. Et il semble que tous les interviewés sur le terrain n’ont plus d’accents. Car même s’il y en a un, il sera «filtré». Il en est de même des slogans, gauloiseries et autres inscriptions glanés au fil des banderoles, près des ronds-points, carrefours et autres lieux de rassemblement des Gilets Jaunes.  Celui-ci, cueilli photographiquement, lors d’une inauguration d’un immeuble à Vineuil, est assez imagé pour que l’on ne soit pas obligé d’y apporter un commentaire surtout si l’on y applique, avant l’arrivée du porno, le premier sens de baiser, à savoir embrasser… On pourrait répliquer à tout cela que «qui trop embrasse, mal étreint». Et si tout le problème de Macron était là : ne pas avoir su étreindre, à défaut de le baiser, ce peuple qui lui avait donné sa confiance, il y a deux ans ?