Nouvelle saison à La Halle aux grains de Blois

1718 : un cru qui promet et qui sera punchie, en diable…

En observant, de près, la une du programme de la prochaine saison à La Halle aux grains de Blois, on se pose la question de savoir si le chiffre 1718, sous le portrait d’une très jeune fille blonde , les yeux clos, est sa date de naissance ?

Que nenni ! C’est bien l’annonce chiffrée des deux années sur lesquelles s’appuiera la programmation fort équilibrée que, de façon  élégante et souriante, la directrice Catherine Bizouarn a présentée, avec aisance et classe, devant un parterre d’invités, dont de nombreux fidèles de l’institution culturelle blaisoise.
Dans un show aussi visuel que sonore, en une évolution scénique professionnelle maitrisée, Catherine Bizouarn a évoqué ses coups de cœur et ceux de son équipe pour la sélection de ces offres destinées à tout public, en insistant bien sur les partenariats et collaborations développés par La HaG, via les passerelles établies avec L’Hectare de Vendôme (Assoiffés et Douar), mais aussi en relation directe avec les villes-métropoles de Tours et Orléans, où des déplacements en bus sont organisés.
La HaG fera voyager ses fans, via Israël, Cuba, La Thaïlande, L’Afrique de l’Ouest et du Sud, La Colombie et s’ouvrira à un monde sans frontières qui devrait faire oublier les tracas, brutalités et événements sanglants du même dit monde…Ce qui, même en s’amusant et en riant, ne devrait pas faire oublier les ennuis quotidiens.
«L’été sans fin» ouvrira la saison, dès le jeudi 7 septembre, avec plusieurs spectacles au théâtre Nicolas-Peskine, au château de Blois, vers les jardins de l’évêché, à la Halle même, avant le grand lancement, les mardi 3, mercredi 4 et jeudi 5 octobre, au théâtre Nicolas-Peskine avec «L’éloge de la folie», d’après Érasme.
La Halle, elle-même, ouvrira sa programmation, les mardi 10 et le mercredi 11 octobre, avec « Un fils de notre Temps » d’après le roman de Ödön Von Horvath ou « L’embrigadement et la désillusion d’un jeune chômeur, une histoire qui résonne, particulièrement, aujourd’hui».
Puis, au fil du temps, on découvrira de la «dance», avec Les Rois de la Piste ; du cirque pendant 5 jours au parc des Expositions ; du jazz du monde, via Cuba ; du classique avec Le Misanthrope ; la chanteuse Émily Loizeau dans «Mona» ; de la musique classique avec l’orchestre symphonique de la région Centre-Val de Loire ;  Blanche Neige ou La chute du mur de Berlin…; de l’acrobatie tendre avec la compagnie Colombienne Somos ;  «un «hØmaj à le chonson françaiz, version suédoise»….
Le jeudi 1er février sera consacré aux membres des troupes et ateliers de la région pour «La Halle aux jeunes», en attendant, les mercredi 21 et jeudi 22 du même mois, «Un amour impossible», d’après le roman de Christine Angot, mis en scène par l’auteure, avec Maria de Medeiros et Bulle Ogier.
«On a fort mal dormi» offrira, les mercredi 28 et jeudi 29 mars, les portraits parfois tendres et touchants d’un monde sans tendresse, celui de la rue et de ses SDF qui veulent vivre encore un peu libres…
Diverses animations en plusieurs lieux, des stages, des relations avec les scolaires et les étudiants, des master-classes, un atelier de danse, des aides à la création, des projections de films avec Ciné’Fil et le cinéma Les Lobis, complètent cette grande programmation 1718 de la Scène nationale de Blois.
La présentation de cette nouvelle offre s’est terminée, en musique, par la prestation musclée du groupe «The Hawaiian Pistoleros», avec ses six musiciens talentueux et un animateur-chanteur qui n’a pas hésité à aller se produire, entre les fauteuils et les spectateurs, sans chuter. En live. En direct. En toute décontraction professionnelle…Du grand art. Chapeau l’artiste !

Jules Zérizer

Renseignements complémentaires et programme complet à La Halle aux grains, 2 place Jean-Jaurès à Blois, ou au 02 54 90 44 00
(www.halleauxgrains.com)